Le Japon veut aller sur la Lune dès 2018

SCIENCES Le pays du Soleil-Levant envisage d'envoyer une mission inhabitée sur le satellite de la Terre...

20 Minutes avec AFP

— 

Illustration de la pleine lune.
Illustration de la pleine lune. — Nasa/SIPANY/SIPA

Le Japon ambitionne de lancer vers 2018-2019 une mission scientifique inhabitée sur la Lune, selon un plan présenté lundi par l'Agence d'exploration spatiale (Jaxa) au gouvernement.

« L'atterrisseur intelligent d'inspection de la Lune » (Slim) est un projet préparé depuis plusieurs années, mais dont le calendrier se précise, selon des documents d'une réunion tenue lundi au ministère de la Science, révélés par les médias.

« L'échéancier n'est pas officiellement décidé, mais l'horizon 2018-2019 évoqué est une possibilité », a déclaré mardi à l'AFP un porte-parole de la Jaxa.

Engin léger

Le Japon avait déjà lancé une sonde autour de la Lune (à une centaine de kilomètres) pendant un an en 2007-2008. Cette fois, avec Slim, il s'agit de se poser sur la surface lunaire, ce qui ferait du Japon le quatrième pays à parvenir à réaliser cette prouesse après l'ex-URSS, les Etats-Unis et la Chine.

Slim sera un petit engin de 150 kg à quatre pieds que devrait lancer la fusée japonaise de petit calibre appelée Epsilon.

L'idée est de le faire atterrir près d'un endroit découvert par la sonde Kaguya, appelé cratère Marius, selon des documents divulgués en 2013 par la Jaxa qui insiste sur le fait que Slim doit être un engin « qui atterrit précisément à l'endroit décidé», ce qui suppose des moyens de contrôle de pointe en cours de développement.

Bipède robotique

D'après les médias locaux, il s'agit aussi de préparer des technologies pour une hypothétique future mission japonaise sur Mars. Le gouvernement avait par ailleurs dit en 2009 envisager d'envoyer sur la lune vers 2020 un robot « à deux jambes » pour explorer le terrain.

« Nous souhaitons envoyer sur l'astre lunaire un bipède robotique pour effectuer des observations poussées du sol et de l'environnement, dans le but d'y mettre en place ensuite une station humaine de recherches scientifiques », était-il alors écrit dans un document d'un groupe de travail.