VIDEO. Un bolide observé en Bretagne et à Toulouse

ESPACE Des météorites ont été vues à plusieurs centaines de kilomètres de distance…

Audrey Chauvet

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Un bolide observé dans le ciel de Bretagne le 9 avril 2015.
Un bolide observé dans le ciel de Bretagne le 9 avril 2015. — Capture d'écran

Pour une fois, c’est une pluie de météorites qui s’est abattue sur la Bretagne ce jeudi matin. Plusieurs témoins ont observé un objet volant lumineux traversant le ciel du petit matin au-dessus du Morbihan et de la Loire-Atlantique. Mais aussi au-dessus de la région toulousaine, ont rapporté plusieurs observateurs.


Météorite dans le ciel du Morbihan et de la... par OuestFranceFR

Rien d’étonnant pour François Colas, de l’Institut de mécanique céleste et de calcul des éphémérides (IMCCE) à l’Observatoire de Paris: «Des bolides de la sorte passent plusieurs fois par semaine, partout dans le ciel français, explique-t-il. Souvent, le mauvais temps ou l’obscurité fait qu’on ne les voit pas. Quand les conditions météo sont clémentes, comme en ce moment, on peut les voir de plusieurs endroits en fonction de leur inclinaison.»

Poussière redevenue poussière

Précision importante: ce ne sont pas des météorites du type de celles qui sont tombées en Russie en 2013, mais un bolide de petite taille. «Il devait faire entre 10 et 20 cm de diamètre», estime François Colas. S’il a été si visible, c’est parce que sa vitesse était très élevée, plusieurs dizaines de kilomètres par seconde, et qu’il est entré en fusion au contact de l’atmosphère à environ 100 km d’altitude. La lumière dégagée est alors visible à des centaines de kilomètres à la ronde. «Ce caillou frotte contre l’atmosphère et peut atteindre une température de 10.000°C. Il n’a pas dû descendre très bas: aux alentours de 60km d’altitude, il s’est sans doute désintégré et est retombé sous forme de poussière sur terre.»

«Elle est passée très vite, a raconté au journal Ouest France un chauffeur de taxi qui a pu filmer la scène. Je l'ai vue se désintégrer et se transformer en poussière à quelques dizaines de mètres du sol.» Les Bretons et les Toulousains peuvent donc dormir sur leurs deux oreilles, le ciel ne va pas leur tomber sur la tête.