Le robot chinois Lapin de jade révèle l'histoire complexe de la Lune

ESPACE Cette découverte montre que l’histoire de la Lune est bien plus mouvementée et complexe qu’on ne le pensait...

M.C.
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The partial phase of a total eclipse of the moon is seen during the early morning hours of October 8, 2014 in New York. A dark cloud (bottom) covers the lit portion of the moon.
The partial phase of a total eclipse of the moon is seen during the early morning hours of October 8, 2014 in New York. A dark cloud (bottom) covers the lit portion of the moon. — Stan Honda AFP

«Si on regarde une photo de cette zone, il n’y a rien. Mais quand on a regardé sous la surface, il y avait de nombreuses histoires à raconter.» Long Xiao, professeur à l’université chinoise des sciences de la Terre à Wuhan, fait allusion à une passionnante découverte sur l’histoire de la Lune, bien plus mouvementée et complexe qu’on ne le pensait.

Selon les observations de Lapin de jade, la jeep lunaire chinoise qui a aluni en décembre 2013, notre satellite serait en effet formé, sous la surface, d’au moins neuf couches rocheuses distinctes, témoins de la tumultueuse activité géologique de la Lune au cours des 3,3 derniers milliards d’années.

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— Realtime #Science (@RealtimeScience) March 13, 2015



D’après les chercheurs, ces couches seraient le résultat de coulées de lave mêlées au régolithe, la couche de poussière de roche qui recouvre la surface de la Lune. Mais là où les scientifiques ne s’attendaient à trouver que du basalte résultant de coulées de lave, ils ont eu la surprise de découvrir des roches pyroclastiques, formée par des éruption volcaniques explosives. Ces éruptions impliquent la présence de gaz, ce qui pourrait indiquer l’existence de particules volatiles comme l’eau à l’intérieur de la Lune, estiment les scientifiques dans la revue Science.

Après s’être posé dans un cratère formé depuis 27 à 80 millions d’années, le rover chinois s’était promené en zigzagant, analysant grâce à son radar la composition du sous-sol lunaire, jusqu’à 400m de profondeur. Le robot s’était malheureusement immobilisé deux semaines plus tard, puis avait cessé de communiquer.