L’écrivain et neurologue Oliver Sacks souffre d’un cancer en phase terminale

NEUROLOGIE L’auteur de «L'homme qui prenait sa femme pour un chapeau» est âgé de 81 ans…

B.C. avec AFP

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Le neurologue et écrivain Oliver Sachs le 1er décembre 2003
Le neurologue et écrivain Oliver Sachs le 1er décembre 2003 — Evan Agostini / Getty Images North America / Getty Images

«Ma chance a tourné.» Oliver Sacks, fameux neurologue et écrivain britannique, signe une tribune dans le New York Times pour confier souffrir d’un cancer du foie en phase terminale. L’auteur du best-seller L’homme qui prenait sa femme pour un chapeau explique «Il y a un mois, je me sentais en bonne santé, en très bonne santé, même. Mais il y a quelques semaines, j'ai appris que les métastases s'étaient multipliées dans mon foie.»

Il y a neuf ans, Oliver Sacks avait été soigné pour une forme rare de mélanome qui lui avait fait perdre l'usage d'un œil. Il a récemment appris qu'il faisait partie des «2% de patients malchanceux» chez qui ce type de cancer s'est étendu.

Un homme à best-sellers

A 81 ans, Oliver Sacks est l’auteur de nombreux ouvrages de vulgarisation sur la neurologie. Il s'est fait connaître en 1973 avec son livre L'éveil, dans lequel il exposait le cas de patients qui souffraient d'encéphalite léthargique, une forme de maladie du sommeil dont le neurologue les sortait grâce à un médicament.

Son livre a ensuite été adapté au cinéma en 1990 avec Robin Williams et Robert DeNiro. Mais c'est sans doute L'homme qui prenait sa femme pour un chapeau qui lui a valu son plus grand succès de librairie. Il y décrivait les infections les plus singulières qu'il avait rencontrées chez ses patients.

Les mois qui restent

«Je dois maintenant choisir comment vivre les mois qu'il me reste, explique Oliver Sacks. Je veux vivre de la façon la plus riche, la plus profonde, la plus prolifique qui soit.» Dans son article pour le New York Times, Oliver Sacks dit ne pas vouloir consacrer le peu de temps qui lui reste à l'actualité ou à la politique. «Ce n'est pas de l'indifférence, c'est du détachement. Je continue à être touché par ce qui se passe au Moyen-Orient, par le réchauffement de la planète, les inégalités grandissantes, mais ce ne sont plus mes affaires, cela concerne l'avenir.»