Mission Rosetta: Bilan de santé ce jeudi pour Philae après un atterrissage historique sur la comète Choury

ESPACE Les scientifiques espèrent en savoir plus ce jeudi matin sur les possibles dysfonctionnements du robot Philae...

20 Minutes avec AFP

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Célébrations au Centre européen d'opérations spatiales (ESOC) à Darmstadt (Allemagne) après la séparation du robot Philae de la sonde Rosetta, le 12 novembre 2014.
Célébrations au Centre européen d'opérations spatiales (ESOC) à Darmstadt (Allemagne) après la séparation du robot Philae de la sonde Rosetta, le 12 novembre 2014. — Mai / EUROPEAN SPACE AGENCY / AFP

Après l'euphorie des premiers instants, puis les problèmes techniques, les responsables de la mission Rosetta espèrent y voir plus clair jeudi sur la situation du petit robot Philae, au lendemain de son atterrissage historique sur une comète. Un point presse est prévu à 14h au Centre européen d'opérations spatiales (ESOC) à Darmstadt (Allemagne), pour présenter un bilan de santé du petit robot.

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Les premières données reçues après l'atterrissage sur la comète Tchourioumov-Guérassimenko laissent supposer une situation pas tout à fait conforme à ce qui était prévu. Elles font également planer des doutes sur les capacités du robot à assurer pleinement la totalité de son programme scientifique. «Nous ne comprenons pas encore vraiment ce qui s'est passé», a déclaré Stephan Ulamec, responsable de Philae, mercredi soir à l'ESOC. «Nous devrions en savoir beaucoup plus demain matin», a-t-il ajouté.

«Bac à sable»

Des fluctuations dans les signaux radio suggèrent soit que Philae a atterri dans une sorte de «bac à sable», soit qu'il a doucement rebondi sur la surface avant de se reposer une seconde fois. «Donc, peut-être aujourd'hui, nous avons atterri deux fois», a lancé Stephan Ulamec, déclenchant les rires de l'assistance.

«Nous savons que le robot a touché le sol de la comète. Nous avons reçu un signal très clair et nous avons aussi reçu des données de l'atterrisseur, notamment scientifiques. C'est la très bonne nouvelle», a-t-il souligné. «La mauvaise nouvelle, c'est qu'apparemment ses harpons n'ont pas fonctionné et qu'il n'est pas ancré à la surface».

Si Philae n'était pas bien arrimé au sol, «ce serait embêtant pour certains instruments» a déclaré mercredi le chef de projet Rosetta au Centre national d'études spatial (CNES), Philippe Gaudon, à Toulouse. «On a besoin qu'il soit bien harponné pour utiliser la foreuse qui doit permettre de récupérer les échantillons dans le sol», a-t-il expliqué. La mission du robot laboratoire est notamment de faire des prélèvements qui donneront des informations sur les origines du système solaire, voire sur l'apparition de l'eau et de la vie sur Terre.