VIDEO. La sonde Rosetta à l'heure pour son rendez-vous spatial avec la comète 67P

ESPACE Son approche finale, qui doit lui permettre de se placer en orbite à moins de 100 km du noyau de la comète Churyumov-Gerasimenko, est à suivre en direct à partir de 10h sur le site de l'Agence spatiale européenne (ESA)...

Philippe Berry
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La sonde Rosetta (vue d'artiste) devant le noyau de la comète 67P, photographié le 4 août 2014.
La sonde Rosetta (vue d'artiste) devant le noyau de la comète 67P, photographié le 4 août 2014. — ESA

C'est un moment historique. Après 10 ans d'un voyage de six milliards de kilomètres qui l'a emmenée plusieurs fois autour du Soleil et jusque dans le voisinage de Jupiter, la sonde européenne Rosetta a rendez-vous avec une comète, mercredi matin. 

 


Son approche finale, qui doit lui permettre de se placer en orbite à moins de 100 km du noyau de la comète Churyumov-Gerasimenko, également connue sous sa classification «67P», est à suivre en direct à partir de 10h00 sur le site de l'Agence spatiale européenne (ESA) ou ci-dessous. Le débit est trop faible pour diffuser une vidéo en temps réel mais on devrait avoir des nouvelles du centre de commandement et des images dans la foulée –qui mettent 22 minutes pour atteindre la Terre, avec un signal 5.000 fois plus faible que celui d'un téléphone portable.



Des engins spatiaux ont déjà survolé des comètes mais aucun n'a jamais été placé en orbite. Cela va permettre à Rosetta d'accompagner cette boule de glace et de poussière cosmique pendant plusieurs mois. La sonde va s'en rapprocher progressivement, jusqu'à deux ou trois kilomètres en novembre. Le robot-laboratoire Philae tentera ensuite d'atterrir sur le noyau en le harponnant. Tout aura lieu à des vitesses relatives minimales, à tel point qu'un astronaute pourrait même –en théorie– «sauter et tomber» sur la comète

Rôle-clé dans l'apparition de la vie

Après une hibernation de plus de deux ans, Rosetta s'est réveillée en janvier dernier. Depuis, elle a régulièrement photographié sa cible, et les chercheurs en savent déjà beaucoup sur «67P». Cette comète a un double noyau en forme de canard en pastique d'un diamètre de 4 km. Actuellement, la température de surface moyenne est de -70°C mais elle devrait grimper à mesure que la comète file vers le Soleil.

Le Graal sera de déterminer avec précision sa composition. Si Philae survit à son atterrissage, il effectuera des prélèvements qui permettront d'aider à percer les mystères de la création du système solaire. Les comètes sont en effet des corps primitifs congelés, formés il y a environ 4,5 milliards d'années. Riches en eau et en composés organiques, elles ont pu, selon une théorie, apporter les briques élémentaires qui ont permis l’éclosion de la vie sur Terre lors d'un bombardement massif.

>> Le voyage de Rosetta en vidéo 

 

Retrouvez la vidéo originale en cliquant ici.