Si certains mecs sont lourds dans les bars, ce n’est pas à cause de l’alcool…

SCIENCES Une étude américaine vient de démontrer qu'il n'y a aucun lien entre agressivité, harcèlement sexuel et taux d'alcoolémie...

Anne Demoulin

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Un bar à New York.
Un bar à New York. — MARIO TAMA / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP

Peut-être un slogan erroné que ce «Tu t'es vu quand tu as bu?». Des chercheurs de l’Université de Toronto et de l’Université de Washington ont mené une étude sur le comportement dans les bars. Ils ont démontré qu’il n’y avait aucun lien entre agressivité, harcèlement sexuel et taux d'alcoolémie. Les agresseurs et harceleurs agissent de façon délibérée. L’étude est parue ce lundi dans la revue Alcoholism: Clinical & Experimental Research.

90% des victimes d’agressions sexuelles sont des femmes

Pour mener à bien cette étude, les chercheurs ont embauchés et formés 140 jeunes adultes. Ces derniers sont allés arpenter les bars de la région de Toronto et ont noté tous les incidents qu’ils ont pu observer.

Ils constatent que 90% des victimes d’agressions sont des femmes. Victime dans presque toutes les cas, d’agressions d’ordre physique. Les agresseurs ciblent les femmes considérées comme plus vulnérables, c'est-à-dire en état d'ébriété.

Dans environ deux tiers des cas, les agresseurs touchent les femmes sans leur consentement. Il est rare en effet de toucher accidentellement les fesses ou les seins d’une femme!

Du personnel mal formé

En cas de contact avec un gros bourrin, pas question de compter sur le personnel du bar. Ils n’interviennent généralement pas car ils n’ont pas été formés pour réagir à ce type de situation, notent les chercheurs. Désormais, les mecs relous dans les bars n’ont plus d’excuses.