L'Iran va envoyer un nouveau singe dans l'espace

ESPACE L'Iran va envoyer d'ici à un mois un deuxième singe dans l'espace dans le cadre de son programme spatial…

avec AFP

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Une photo prise le 30 janvier 2013 du premier singe qui aurait été envoyé par l'Iran dans l'espace et serait revenu vivant.
Une photo prise le 30 janvier 2013 du premier singe qui aurait été envoyé par l'Iran dans l'espace et serait revenu vivant. — BORNA GHASSEMI / ISNA / AFP

L'Iran va envoyer d'ici à un mois un nouveau singe dans l'espace dans le cadre de son programme spatial, a annoncé Hamid Fazeli, adjoint du chef de l'Organisation spatiale iranienne, cité dimanche par la presse. «Le second singe astronaute est prêt à être envoyé dans l'espace (...) Il sera envoyé au cours du prochain mois», a déclaré Hamid Fazeli.

L'Iran a affirmé fin janvier avoir envoyé à bord d'une capsule à 120 km d'altitude un singe qui est revenu vivant de ce voyage. Une première tentative avait échoué en septembre 2011. En septembre dernier, un responsable de l'agence spatiale avait affirmé que l'Iran pourrait envoyer un chat persan dans l'espace.

Un vol spatial humain d’ici à 2020

L'Iran a un ambitieux programme spatial qui prévoit de réaliser un vol spatial humain d'ici à 2020. Toutefois, selon l'agence Irna, l'actuel chef de l'Organisation spatiale, Akbar Torkan, a déclaré qu'il y avait eu «des petits retards dans le programme à cause d'un manque d'argent», des problèmes financiers probablement dus aux sanctions économiques occidentales imposées à l'Iran.

Hamid Fazeli a récemment affirmé que l'Iran allait également envoyer dans l'espace d'ici mars 2014 trois petits satellites. L'Iran a déjà envoyé trois satellites dans l'espace depuis 2009, ainsi qu'une «capsule» contenant un rat, des tortues et des insectes en février 2010.

Le programme spatial iranien est suivi de près par les pays occidentaux, qui s'inquiètent de ses implications militaires possibles. Les Occidentaux soupçonnent l'Iran, malgré ses démentis, de chercher à développer des lanceurs balistiques à longue portée capables d'emporter des charges conventionnelles ou nucléaires, et ils ont fermement condamné tous les lancements de satellites iraniens.