Pionniers

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Après avoir prélevé une unique cellule sur des embryons humains de huit à dix cellules, une équipe américaine a réussi à produire deux lignées de cellules souches embryonnaires sans provoquer la mort des embryons utilisés, rapporte mercredi la revue britannique Nature.
Après avoir prélevé une unique cellule sur des embryons humains de huit à dix cellules, une équipe américaine a réussi à produire deux lignées de cellules souches embryonnaires sans provoquer la mort des embryons utilisés, rapporte mercredi la revue britannique Nature. — AFP/ACT

Les astronautes sont des pionniers…et ils ne sont pas analphabètes ! Selon le quotidien Houston Chronicle, et contrairement à ce qu’ont cru entendre des millions de téléspectateurs pendant trente sept ans, l’astronaute américain Neil Armstrong n’a pas commis de faute d’anglais lorsqu’il a posé le pied sur la Lune. En prononçant la fameuse phrase « un petit pas pour l’homme, un pas de géant pour l’humanité », le leader de la plus célèbre des missions Apollo aurait bien dit « one small step for a man, one giant leap for mankind » et non pas l’incorrect « one small step for man , one giant leap for mankind » que le monde entier pensait avoir entendu. C’est la conclusion à laquelle est parvenu Peter Shann Ford, un informaticien australien, en examinant l’enregistrement de la Nasa à l’aide d’un puissant logiciel d’analyse du signal sonore. Le chercheur a ainsi constaté que Armstrong a bel et bien prononcé l’article « a », mais il ne l’a vocalisé que pendant 35 millisecondes ; dix fois trop rapidement pour que le mot soit audible.

Plus d’une génération après l’épopée Apollo, les voyages dans l’espace se sont (un peu) démocratisés et la communication des astronautes s’est modernisée. Avec les nouveaux touristes de l’espace, finies les phrases rares mais historiques, place aux récits personnels et aux témoignages intimistes. Anousheh Ansari, la première femme musulmane d’origine iranienne à avoir séjourné dans l’espace en a ainsi profité pour tenir le tout premier blog orbital. Si l’ensemble est en Anglais, on trouve tout de même des commentaires en Français à ses billets…

Encore réservées aux milliardaires, les croisières spatiales seront bientôt accessibles aux simples millionnaires… C’est en tous cas le pari du fondateur de Virgin, Richard Branson, qui compte proposer dès 2009 des tickets à 200 000 dollars pour des vols suborbitaux. A l’occasion du festival NextFest  organisé par la revue Wired, le sémillant entrepreneur a ainsi présenté au public l’habitacle de SpaceShipTwo. Ce véhicule - successeur du SpaceShipOne - embarquera durant 3 à 4 heures les premiers clients des croisières suborbitales distribuées par Virgin Galactic.

L’espace se banalisant, les pionniers de tout poil se sont trouvés une nouvelle frontière : l’infiniment petit. Et à ceux qui ne peuvent pas se payer un voyage au-delà de l’atmosphère, l’unité d’animation graphique BioVisions de l’Université de Harvard offre un voyage fantastique à l’intérieur… d’une cellule. Cette séquence vidéo 3D de huit minutes était à l’origine destinée aux étudiants en biologie de la prestigieuse université. A cette échelle, contempler c’est bien ; mais pouvoir manipuler, comme le proposent les nanotechnologies, c’est encore mieux

Longtemps cantonnées aux romans de science-fiction ou à la recherche fondamentale, les nanotechnologies et les nanosciences sont désormais considérées comme un secteur stratégique essentiel pour les industries de demain. Mais alors que de plus en plus de produits grand public sont fabriqués à partir des nanotechnologies, les scientifiques britanniques ont demandé un contrôle plus poussé des risques induits par la fabrication et la manipulation de nanoproduits. Selon le Washington Post, c’est désormais le National Reseach Council américain, qui, dans un rapport de 176 pages destiné au Congrès, s’inquiète du peu d’attention et de recherches consacrées aux risques sanitaires et environnementaux posés par les nanotechnologies.

Yaroslav Pigenet (yarek.blog.20minutes.fr)