Un micro-continent découvert sous La Réunion et l’île Maurice

M.Gr.

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Le continent «Mauritia» se cache sous l'île de La Réunion (à gauche) et de l'île Maurice (à droite), selon une étude publiée le 24 février 2013.
Le continent «Mauritia» se cache sous l'île de La Réunion (à gauche) et de l'île Maurice (à droite), selon une étude publiée le 24 février 2013. — Capture Google Maps

Ce n’est pas l'Atlantide, mais quand même. Sous l'île Maurice et La Réunion, se cache en effet un «micro-continent» préhistorique, rapporte la revue scientifique britannique Nature Geoscience ce lundi.

Ce fragment de continent, baptisé Mauritia, se serait détaché voici quelque 60 millions d'années de ce qui constitue l'actuelle île de Madagascar. Cette séparation serait survenue au moment où cette grande île dérivait en s'éloignant de l'Inde. Il aurait alors été recouvert, depuis lors, par d'énormes quantités de lave remontée du coeur de la Terre, suggère l'étude publiée dans la revue scientifique.

Plus fréquent qu’on ne le pense

Pour parvenir à ces conclusions, les scientifiques ont donc analysé des grains de sables d'origine volcanique d'une plage de l'île Maurice. Parmi ces grains de sable, ils en ont découvert de très anciens, ramenés probablement du centre de la Terre à la surface par d'importantes quantités de lave. La formation des continents est en effet souvent associée à des «panaches», ces remontées de roches extrêmement chaudes en provenance du manteau terrestre.

Et selon les scientifiques, des fragments de continent semblables à Mauritia pourraient être bien plus fréquents qu'on ne le pense. «Nous avons pu montrer que les fragments de continent ont continué à se déplacer presque exactement au-dessus du panache volcanique de La Réunion, ce qui explique pourquoi ils sont noyés par des roches volcaniques» et n'avaient jamais été identifiés auparavant, indique dans un communiqué Bernard Steinberger, du centre de recherches allemand GFZ, rapporte le JDD.

D'autres fragments de continent pourraient ainsi joncher l'océan Indien, conclut l'étude.