Du riz américain contenant des traces de l'OGM LL 601, interdit dans l'UE, a été vendu et consommé en France, ce qui obligera des distributeurs à rappeler les produits concernés, même si la plupart des enseignes assurent qu'elles n'en ont pas dans leurs stocks.
Du riz américain contenant des traces de l'OGM LL 601, interdit dans l'UE, a été vendu et consommé en France, ce qui obligera des distributeurs à rappeler les produits concernés, même si la plupart des enseignes assurent qu'elles n'en ont pas dans leurs stocks. — AFP

Sciences

Des gènes et des hommes

OGM, sang de cordon ombilical et greffe du pénis... toutes les dernières infos sciences à connaître

Les organismes génétiquement modifiés (OGM) vont-ils tuer l’agriculture américaine ? Le Washington Post revient sur les graves conséquences économique de la découverte d’une contamination du riz américain par une variété transgénique interdite. L’affaire, qui pourrait coûter 150 millions de dollars aux riziculteurs des Etats-Unis, relance en tout cas le débat sur l’intérêt économique réel des cultures OGM dans un pays où 60 à 90% des plants de maïs, de soja ou de coton sont d’origine transgénique. Le quotidien souligne que les agriculteurs américains risquent d’avoir de plus en plus de mal à écouler leurs récoltes sur un marché mondial où la plupart des pays restreignent sévèrement les cultures et les importations de produits OGM sur leur territoire.

Il y a un mois, le Sunday Times révélait que des joueurs du championnat anglais de football avait fait congeler le sang de cordon ombilical de leurs enfants afin d’utiliser, dans un but thérapeutique, les cellules souches contenues dans ce « déchet opératoire ». L’émission Science Publique, diffusée sur France Culture, est revenue le 22 septembre sur la polémique qu’avait suscitée cette annonce.
Le débat, intitulé « Faut-il conserver le sang de cordon ombilical ? », y est parfois très animé entre, d’une part, l’hématologue Eliane Gluckman et la directrice de l‘agence de la biomédecine Carine Camby, et d’autre part, Thierry Richard, l’un des fondateur de Morpheas, qui se veut « la première banque française de cellules souches fœtales ».

Si des footballeurs espèrent utiliser les cellules souches sanguines de leurs enfants pour réparer leurs ligaments lésés, certains scientifiques pensent qu’ils pourraient aller encore plus loin : faire « repousser » des membres ou des organes perdus comme le font les salamandres. En fait, il semble qu’au cours de l’évolution, les mammifères aient perdu cette faculté de régénération conservée par certains amphibiens. Pourquoi, dès lors, ne pas essayer de la récupérer par génie génétique ? Selon Wired, le département de recherches avancées de l’armée américaine (DARPA) vient d’allouer 7,6 millions de dollars à deux équipes scientifiques pour qu’elles trouvent un moyen de régénérer des membres humains. Les chercheurs disposent déjà d’un modèle animal chez les mammifères, une lignée de souris transgéniques dont les tissus ont la capacité de se régénérer ; en identifiant les gènes qui leur confèrent –ainsi qu’aux salamandres- cette capacité, on espère découvrir leurs équivalents chez l’homme.

Tant que la régénération de tissus humains restera du domaine de la science-fiction, ceux qui ont perdu un membre n’auront que deux alternatives thérapeutiques : la prothèse ou la greffe. Pour la greffe, le magazine en ligne Slate rappelle qu’il n’est pas forcément facile pour un handicapé de s’accoutumer à l’idée d’utiliser le membre d’un autre. Ainsi, il y a trois semaines, la revue médicale European Urology a publié un article révélant la toute première greffe réussie… de pénis. Mais l’équipe chirurgicale de l’hôpital de Canton (Chine) a annoncé, la semaine dernière, que le patient et sa compagne ont demandé le retrait du greffon. Il n’y avait pourtant, selon les médecins, aucun signe de rejet physiologique.

Yaroslav Pigenet ( ypigenet(at)20minutes.fr )