Clonage de Néandertal: Il s'agirait d'une erreur de traduction

SCIENCE Le chercheur n'a jamais dit vouloir ressusciter cette espèce, disparue il y plus de 30.000 ans...

M.Gr.

— 

Modélisation d'un homme de Néandertal, au musée de Krapina, en Croatie.
Modélisation d'un homme de Néandertal, au musée de Krapina, en Croatie. — N.SOLIC/REUTERS

Tout le monde y a cru, même nous. Le clonage de l'homme de Néandertal, la mère porteuse... Sauf que le professeur George Church, a qui l'on prêtait cette idée folle, n'a jamais annoncé qu'il allait se lancer dans un tel projet.

Il s'agirait en fait d'une erreur de traduction. Dans une interview accordée au magazine allemand Der Spiegel, ensuite traduite en anglais, ce généticien réputé de l'Harvard Medical School, déclarait qu'il serait «théoriquement possible», qu'on puisse un jour cloner un homme de Néandertal, mais qu'«il ne défendait pas cette idée».

«Femme aventureuse»

Et puis, pour y parvenir, il a rappelé qu'il faudrait aussi créer une femme de Néandertal, pour pouvoir porter le bébé. Autant dire que le professeur, dont le téléphone a pas mal sonné ces derniers jours, ne cherchait pas du tout de femme «aventureuse», pour réaliser ce projet.

George Church, qui a par ailleurs expliqué dans le Boston Herald ne pas être impliqué dans le séquençage de l'ADN de Néandertal, s'est étonné de l'emballement médiatique autour cette interview mal traduite. «Je vais m'en servir d'exemple éducatif, pour parler de journalisme et de technologie», a ajouté le professeur.