Une petite Américaine sauvée d’une leucémie grâce au virus du sida

Aurélie Delmas

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 Capture d'écran de la vidéo publiée par l'Hôpital des enfants de Philadelphie, le 11 décembre 2012
 Capture d'écran de la vidéo publiée par l'Hôpital des enfants de Philadelphie, le 11 décembre 2012 — 20minutes

Des médecins de l'hôpital des enfants de Philadelphie ont inoculé en partie le VIH à la petite Emma Whitehead afin d'éradiquer ses cellules cancéreuses. Après septmois de traitement, et bien que la prudence soit toujours de mise, la petite fille est aujourd'hui en rémission complète.

 

Le traitement consiste à inoculer une forme atténuée du VIH afin de reprogrammer le système immunitaire, et détruire les cellules cancéreuses, détaille le site Internet d‘Europe1.

Deux chimiothérapies ont échoué

En 2010, des médecins diagnostiquent une leucémie aiguë à Emma, une maladie qui touche la moelle osseuse. Deux chimiothérapies se révèlent inefficaces, selon le New York Times, et les médecins la pensent condamnée.

Ses parents, dont Emma est la seule enfant, acceptent alors un traitement expérimental de la dernière chance. Il s’agit de reprogrammer le système immunitaire du patient grâce à une version modifiée du virus du sida, sans rendre le patient séropositif. 

Un gigantesque espoir pour les malades du monde entier

Avant Emma, ce traitement n’avait été proposé qu’à de rares d’adultes. Malgré la violence du traitement, qui l’a presque tuée, précise le quotidien américain, Emma s’en sort et le traitement fonctionne.

La thérapie suscite donc beaucoup d’espoir dans toute la communauté médicale et chez les nombreux malades. Le Docteur Carl June qui a mené les études à l’université de Pennsylvanie, interrogé par le journal, espère que ce nouveau traitement pourra, à terme, remplacer les greffes de moelle osseuse, une option coûteuse et risquée, utilisées aujourd’hui quand les autres traitements contre la leucémie ont échoué. Les scientifiques envisagent même d’appliquer cette méthode à d'autres cancers, comme celui du sein ou de la prostate.

Ces résultats révolutionnaires ont d’ailleurs été présentés au Congrès américain d'hématologie qui se tient en ce moment à Atlanta.