La déshydratation en trois questions

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La déshydratation aiguë guette la personne âgée toute l'année, mais les risques augmentent par temps chaud.

En cause, la chaleur, mais aussi un besoin de boire qui diminue à cet âge, une médication qui favorise la perte hydrique (diurétiques) ou perturber la sensation de soif (neuroleptiques, antidépresseurs), ou certaines pathologies comme le diabète, les diarrhées, les vomissements ou tout simplement une fièvre occasionnée par une maladie infectieuse.

Quels en sont les signes ?

Les signes sont discrets et peu spécifiques. La déshydratation peut se manifester par un malaise ou une confusion (discours incohérent), une fatigue musculaire, une langue sèche, une perte de poids et une diminution du volume des urines qui s'assombrissent. Elle peut aussi s'accompagner de fièvre. Enfin, caractéristique originale, quand on pince la peau entre deux doigts, au niveau de la cuisse ou du sternum, le pli cutané reste visible même après que la pression a été relâchée.

Quelle quantité d'eau boire ?

Il faut boire avant d'avoir d'en ressentir le besoin, au moins un litre et demi par jour, par petites quantités, tout au long de la journée, même pendant les repas. Alcool, thé, sodas au cola ou café, qui augmentent le volume des urines, sont en revanche à éviter. On peut aussi consommer des fruits, riches en eau (pastèques, agrumes, melon, raisin...) ou des crudités (tomates, concombres...) ainsi que des soupes ou des bouillons. Des urines claires et abondantes témoignent d'une hydratation efficace.

Quand l'hospitalisation s'impose-t-elle?

Lorsqu'il existe une perte de poids importante, une difficulté respiratoire ou encore des troubles de la conscience.

Dr J.-M. D.