Une santé de fer peut gâter le sang

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Le 10 juin aura lieu la troisième Journée nationale de l’hémochromatose, un événement destiné à informer la population et surtout à favoriser le dépistage de cette pathologie méconnue. L’hémochromatose, très fréquente en Bretagne, concerne pourtant un Français sur 300 et constitue la première maladie génétique en France. 150000 Français ignorent encore qu’ils en sont atteints. Cette maladie est liée à une surcharge en fer qui touche les différents issus de l’organisme.
La cirrhose du foie et l’insuffisance cardiaque constituent les principales complications graves possibles. Une prise en charge précoce, entre 20 et 30 ans, permet de les éviter.

Quels sont les signes précurseurs?
Cette accumulation de fer reste souvent discrète au début,à cause du délai de trois à dix ans entre l’apparition des premiers signes et le diagnostic. Vers l’âge de 40 ans, ou avant pour certains, la maladie se manifeste progressivement par une fatigue,un état dépressif, une coloration brunâtre ou grisâtre de la peau (un aspect bronzé), des douleurs articulaires (au niveau des mains, par exemple) et un diabète.Des troubles de l’érection et de lalibido sont également possibles.

Quel traitement?
Après un dosage sanguin du fer et des protéines le véhiculant, la recherche du gène de
prédisposition (HFE) et une biopsie du foie destinée à confirmer la maladie, le traitement le plus efficace consiste en des saignées régulières qui vont éliminer l’excès de fer.

Quelle prévention?
Du fait de l’atteintedu foie, l’arrêt de l’alcool est recommandé. En revanche, il n’est pas
nécessaire de faire un régime restrictif en aliments riches en fer.Un contrôle sanguin est impératif en cas d’antécédent familial d’hémochromatose.