L'artérite en trois questions

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La haute autorité de santé (HAS) vient d'énoncer des recommandations sur la prise en charge de l'artérite des membres inférieurs, autrement dit le rétrécissement ou l'occlusion d'une artère au niveau d'une jambe en raison d'un caillot ou d'une plaque d'athérome qui va diminuer le débit sanguin. Un problème fréquent selon l'HAS qui précise que 10 à 20 % des plus de 55 ans présentent une artérite asymptomatique. Cette pathologie se termine parfois par une amputation pour 6 000 patients chaque année.

Comment se manifeste-t-elle ?

Au tout début, l'artérite est sans symptôme. Elle va se manifester progressivement à la marche par des crampes du mollet ou des douleurs, apparaissant de plus en plus tôt dans l'effort, puis au repos et enfin la nuit, signes d'une aggravation de la maladie. Des troubles cutanés traduisent la mauvaise circulation artérielle (ulcère de la jambe) ou une occlusion complète : nécrose des orteils qui deviennent noirs, froids et insensibles.

Quel traitement ?

Après son dépistage par un examen clinique des pouls au niveau de la jambe et du pied, on pratique alors un doppler, voire une angiographie. Des médicaments, comme les antiagrégants, permettent de limiter le volume du caillot et de dilater l'artère (vasodilatateurs). En cas d'échec, ou si l'artérite est trop importante, un traitement chirurgical est nécessaire (dilatation artérielle, ablation du caillot pontage...).

Quelle prévention ?

Il faut supprimer ou corriger les principaux facteurs de risque que sont le tabagisme, l'hypercholestérolémie, l'obésité, l'hypertension artérielle ou le diabète, à plus forte raison lors de l'apparition des premiers signes. La pratique de la marche à pied quotidienne évite l'aggravation.

Dr J.-M. D.