Euthanasie: Trois nouvelles mises en examen pour le Dr Bonnemaison

SANTE Il est soupçonné de neuf cas d'«empoisonnement»...

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Nicolas Bonnemaison, l'urgentiste de Bayonne déjà mis en examen pour quatre euthanasies et soupçonné de cinq autres, est convoqué mardi après-midi par les juges d'instruction, a indiqué son avocat, et ceux-ci pourraient formaliser cinq nouvelles mises en examen.
Nicolas Bonnemaison, l'urgentiste de Bayonne déjà mis en examen pour quatre euthanasies et soupçonné de cinq autres, est convoqué mardi après-midi par les juges d'instruction, a indiqué son avocat, et ceux-ci pourraient formaliser cinq nouvelles mises en examen. — Pierre Andrieu afp.com

Trois nouvelles mises en examen pour «empoisonnement» ont été prononcées ce mardi à l'encontre de Nicolas Bonnemaison, l'urgentiste de Bayonne soupçonné de neuf cas d'euthanasie et déjà mis en examen pour quatre, a indiqué le parquet. Il a été placé sous le statut de témoin assisté pour un quatrième cas, le juge ne s'étant pas prononcé sur le cinquième.

Le Dr Bonnemaison, qui est libre sous contrôle judiciaire, a été «auditionné ce mardi après-midi par les juges d'instruction» de Bayonne, Laurent Tignol et Anne Francavilla, a indiqué à une correspondante de l'AFP son avocat Arnaud Dupin, sans autre commentaire.

Un neuvième cas suspect

Nicolas Bonnemaison, qui a été mis en examen le 12 août pour quatre cas d'«empoisonnements sur personnes particulièrement vulnérables», des patients très malades dont il aurait abrégé la vie à l'hôpital de Bayonne, est aussi soupçonné de cinq autres cas d'euthanasie, versés au dossier d'instruction par le parquet de Bayonne au cours des derniers mois. Ainsi, un réquisitoire supplétif a été pris par le parquet le 5 septembre pour trois de ces cas, et un autre pour un huitième cas à la mi-octobre.

Enfin, une enquête préliminaire a été diligentée à l'automne pour un neuvième cas suspect, dénoncé par l'Inspection générale des affaires sociales (Igas). Ce cas a fait récemment l'objet aussi d'un nouveau réquisitoire supplétif du parquet de Bayonne, a-t-on appris de source proche de l'enquête.