Le fondateur de PIP continuera de travailler dans les prothèses mammaires

SANTÉ algré le scandale sanitaire, Jean-Claude Mas compte travailler pour une nouvelle société créée par ses enfants...

Nicolas Bégasse

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Jean-Claude Mas, président de la société Poly Implants  Prothèses (PIP), présente, le 17 janvier 2001 à la Seyne-sur-Mer, une prothèse  mammaire à base de gel de silicone fabriquée par sa société.
Jean-Claude Mas, président de la société Poly Implants Prothèses (PIP), présente, le 17 janvier 2001 à la Seyne-sur-Mer, une prothèse mammaire à base de gel de silicone fabriquée par sa société. — AFP/ERIC ESTRADE

Un jour après l’annonce par la Caisse primaire d’assurance maladie de son dépôt de plainte contre X «pour tromperie aggravée et escroquerie» dans l'affaire des implants mammaires PIP, Var Matin publie des informations sur le retour annoncé du fondateur de PIP, Jean-Claude Mas, dans l’industrie des prothèses mammaires.

Le quotidien s’est procuré un document confidentiel présentant l’organigramme et le «business plan» de France Implant Technologie (FIT), une société créée en juin par les deux enfants de Jean-Claude Mas et d’abord présentée par la famille comme une coquille vide. Selon ce document, Jean-Claude Mas, «créateur de génie», sera «consultant technico-commercial» auprès de son fils, Nicolas Lucciardi, président de FIT.

Même argument de vente que pour PIP

L’entreprise de production de prothèses mammaires compte se spécialiser dans les implants à bas prix et aux coûts de production inférieurs de 10% à ceux de la concurrence. Comme le rappelle Var Matin, c’est déjà cette volonté de couper les dépenses qui avait «poussé [PIP] à utiliser un gel non conforme», à l’origine du scandale sanitaire actuel. Son objectif est d’investir les marchés sud-américain, chinois et européen, sans mention toutefois dans le document de vente en France.

C’est à La Seyne-sur-Mer (Var) que sera basée FIT, qui d’après les documents cités par Var Matin devrait commencer sa production au mois de juin 2012 en s’appuyant sur une nouvelle équipe «constituée ces derniers mois», selon le quotidien. L’objectif: produire 400 prothèses par jour avec une vingtaine d’employés.