L'AVC, un accident qui peut être évité

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La 3e Journée nationale de prévention des accidents vasculaires cérébraux (AVC) se déroulera demain dans treize villes de France. Une journée destinée à informer le public sur les mécanismes de survenue des AVC, les signes d'alerte, ses conséquences sur le plan personnel et familial, les facteurs de risque et surtout les moyens de prévention. Rappelons qu'un AVC correspond aux troubles neurologiques constatés après l'obstruction d'un vaisseau cérébral par un caillot, qui peut se former sur la paroi interne d'une artère abîmée par l'athérosclérose (AVC ischémique), ou après une rupture vasculaire, comme en cas d'anévrisme, de troubles de la coagulation ou de traitement par anticoagulant (AVC hémorragique). Chaque année, les AVC touchent 120 000 personnes en France. Ils représentent la première cause de handicap moteur acquis, la deuxième cause de déclin intellectuel et la troisième cause de mortalité (une personne sur cinq décède dans le mois qui suit l'AVC). Un véritable problème de santé publique qui ne concerne pas que les personnes âgées, puisqu'un AVC sur quatre survient avant 65 ans et près d'un sur dix, avant 45 ans. La prévention est celle des facteurs de risque. D'où l'intérêt, à tout âge, de faire surveiller régulièrement sa tension artérielle, et la corriger si nécessaire. L'hypertension est la première cause d'AVC, devant la sédentarité, le diabète, le tabagisme, l'hypercholestérolémie et l'abus d'alcool, des facteurs de risque modifiables par une meilleure hygiène de vie.

Dr Jean-Marie Daniel

Dans 20 % des cas, les troubles neurologiques vont disparaître en moins de 24 heures. On parle alors d'accident ischémique transitoire (AIT). Dix à 20 % d'entre eux se compliquent d'un AVC dans l'année qui suit.