Et si les allergies respiratoires devenaient la grande cause nationale 2012?

SANTÉ n collectif milite en ce sens, pour sensibiliser le plus grand nombre à ces maladies en fort développement...

Julien Ménielle

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Des cas de plus en plus complexes d'allergies multiples sont relevés.
Des cas de plus en plus complexes d'allergies multiples sont relevés. — g.Arroyo/20minutes

Avant la solitude en 2011, il y a eu la violence faite aux femmes. C’est désormais 2012 qui se cherche une grande cause nationale. L’appel à candidature lancé par le Premier ministre est désormais clos, et plus de 130 élus, professionnels de santé et associations ont décidé de mener croisade pour que les allergies respiratoires obtiennent le précieux label, également convoité par les défenseurs de causes telles que l’illettrisme ou l’autisme.

>> Une grande cause nationale, qu’est-ce que c’est et à quoi ça sert? Notre éclairage par ici.

Le Comité français d’observation des allergies (Cfoa) a constitué un collectif «Allergies respiratoires: grande cause nationale 2012», afin de mettre ce problème de santé touchant un nombre grandissant de personnes au centre du débat public et de coordonner les efforts. Car si des actions sont mises en place par les pouvoirs publics, «ces mesures restent éclatées et disparates», déplore le collectif.

L’obtention du label de Grande cause nationale a précisément pour vocation de mettre en avant une campagne, qui se voit offrir la diffusion gratuite de douze de ses spots sur les télévisions et radios publiques. De quoi toucher largement un public déjà très concerné. En effet, plus d’un Français sur quatre souffre d’allergie respiratoire, affirme le collectif.

Une maladie aux multiples visages

«Depuis vingt ans, les maladies respiratoires d’origine allergique ne cessent d’augmenter en France», indique le Cfoa. De 3% de la population en 1968, la maladie touche désormais 20% à 30% de la population française, soit 16 millions de personnes, notamment les enfants et les jeunes. L’allergie, de plus, est décrite comme une maladie aux «multiples visages».

La rhinite allergique et l’asthme peuvent se mêler à l’eczéma ou l’urticaire, ou aux signes de l’allergie alimentaire qui peuvent aller jusqu’au choc anaphylactique, parfois mortel. Du simple contact avec des allergènes du quotidien, tels que les poils d’animaux, les acariens ou le pollen, aux troubles liés à la qualité de l’air, «il y a des choses simples à assimiler pour éviter les ennuis», estime le député et médecin membre du collectif, Gérard Bapt.

>> L’interview de Gérard Bapt est par ici