Avoir du souffle, c'est capital

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La seconde campagne nationale de sensibilisation, de prévention et de dépistage des maladies respiratoires, intitulée « Capital souffle », débute aujourd'hui par le Forum des Halles, à Paris. Jusqu'au 22 juillet, il sera possible de faire tester son souffle dans les centres commerciaux ou gares des quatorze villes françaises associées à l'opération. En 2005, 4,5 % des personnes testées avaient un souffle jugé pathologique et 14 %, un souffle « limite ». La mesure consiste simplement à expirer à fond à trois reprises dans un spiromètre, un appareil destiné à évaluer la fonction respiratoire, et en particulier une éventuelle obstruction bronchique qui va limiter l'expiration. En ligne de mire, le dépistage de l'asthme et de la bronchopneumopathie chronique obstructive (BPCO), conformément aux objectifs de la loi de santé publique. Car à un stade précoce, les symptômes de l'asthme peuvent passer relativement inaperçus ou sembler sans gravité. Or chaque année, 2 000 asthmatiques décèdent, faute d'une prise en charge suffisante. L'asthme concerne trois millions de Français, dont un million d'enfants. Quant à la BPCO, une maladie chronique due le plus souvent au tabac et silencieuse au début, il est nécessaire de la dépister précocement afin de ralentir son évolution et d'éviter le passage à l'insuffisance respiratoire sévère, qui va limiter le moindre effort de la vie quotidienne. 3,5 millions de Français en souffrent, dont 100 000 nécessitent une oxygénothérapie à domicile.

Dr Jean-Marie Daniel

Plus d'infos sur le site Capital souffle

Une toux fréquente, le soir surtout, lors du rire ou à l'effort, plusieurs épisodes de bronchite dans l'année, des crachats, un essoufflement et des sifflements respiratoires peuvent alerter sur l'éventualité d'un asthme ou d'une BPCO.