Pour éviter les maladies cardiaques, il faut travailler peu, manger du chocolat et beaucoup pédaler

SANTE Ce sont les conclusions des cardiologues réunis en congrès dans la région parisienne...

A.C.

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Une femme mange du chocolat.
Une femme mange du chocolat. — HOUIN GERARD/SIPA

Le travail, ce n’est décidément pas la santé. Du moins selon les cardiologues réunis à l’occasion du congrès de l’European society of cardiology (ESC) à Villepinte (Seine-Saint-Denis) du 27 au 31 août. Selon les dernières études, les meilleurs remèdes pour prendre soin de son cœur sont d’éviter le stress au travail, de manger du chocolat sans excès et de faire du vélo… mais en appuyant fort sur les pédales.

Les chômeurs en meilleure santé que les travailleurs

Selon une étude finlandaise, un emploi «à haut niveau de stress» avec «des exigences fortes et un contrôle illimité sur la manière d’y répondre» serait à haut risque pour la santé cardiaque. Si, en plus, vous avez de longues journées de travail, votre cœur risque de ne pas apprécier. Statistiquement, les chômeurs, sauf s’ils sont sous pression pour retrouver un emploi, sont en meilleur santé que les travailleurs.

Et le cœur des chômeurs qui mangent du chocolat est encore plus en forme: des médecins britanniques de l’université de Cambridge ont constaté que parmi un panel de 100.000 croqueurs de tablettes, «les plus hauts niveaux de consommation de chocolat étaient associés à une réduction de 37% du nombre de maladies cardiaques et de 29% des AVC par rapport aux plus bas niveaux de consommation.» En revanche, le chocolat n’a aucun effet sur la survenance d’infarctus. Ce sont les effets antioxydants du cacao qui seraient à remercier.

Le cœur aime le vélo

Pour éviter la prise de poids liée aux sucres et aux graisses du chocolat, rien de mieux que d’enfourcher son vélo. Le cardiologue danois Peter Schnohr a observé que les hommes qui font du vélo sont en meilleure santé cardiaque que les autres, surtout s’ils appuient fort sur les pédales: un effort soutenu permettrait de vivre 5,3 années de plus que les non cyclistes, tandis qu’un effort modéré n’allongerait la durée de vie que de 2,9 années. Injustice naturelle: l’effet du vélo sur la santé des femmes est moins important. Les pédaleuses ne vivraient que 2,2 à 3,9 années de plus que les autres. Dommage, car les maladies cardio-vasculaires s’accroissent dans la gent féminine, souvent à cause de l’association tabac et pilule contraceptive.