Le téléphone cellulaire, pas si cancérigène qu'il n'y parait?

L.A. Van Hullebusch

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C'est ce qu'affirme une étude sur une population de 1.000 individus enfants et adolescents, publiée dans le Journal of the National Cancer Institute. Les chercheurs soutiennent qu'il n'y a pas de rapport direct entre le développement d'un cancer, et l'utilisation répétée d'un téléphone cellulaire. En effet, la comparaison d'une population présentant des tumeurs cérébrales, et d'une population saine, a révélé que la fréquence d'utilisation du téléphone cellulaire ne permettait pas de classer ces populations en deux groupes distincts. De nombreux malade ont une utilisation très limitée du téléphone, tandis que certains non-malades en font une utilisation intensive. Aucun lien de cause à effet ne peut donc être tissé. L'étude se termine par une conclusion: «L'absence d'une relation exposition-réponse soit en termes de quantité de l'utilisation du téléphone mobile ou par la localisation de la tumeur au cerveau plaide contre une association causale».



Ce n'est pas la première étude du genre, et plusieurs d'entre elles avaient déclaré des résultats inverses:

L'«International Agency for Research on Cancer» a assuré après une étude menée en mai, que les téléphones portables étaient «peut-être cancérigènes pour les humains» alors que le Journal of the American Medical Association a publié une étude sur l'activation de certaines zones du cerveau pendant un appel, mais ne s'est pas positionné quand à la nocivité de ces utilisations accrues.

La recherche avance à grand pas, et à l'heure où la technologie sans fil se répand de façon exponentielle, ce genre d'études se multiplient afin de déterminer l'impact à long terme de ces évolutions sur le genre humain.