Grossesse: De moins en moins d'amniocentèses pratiquées

SANTÉ n nouveau mode de dépistage permet d'éviter cet examen lourd et stressant...

C.F.

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Photo d'illustration pour la grossesse
Photo d'illustration pour la grossesse — CLOSON/ISOPIX/SIPA

En 2010, le nombre d’amniocentèses a diminué de 30%. Ce chiffre, révélé par le Figaro daté de lundi, émane de l'Agence de biomédecine. Il révèle que les nouvelles techniques de dépistage de la trisomie 21 sur le foetus, permettent de plus en plus d’éviter de recourir à un examen lourd et stressant pour les femmes enceintes.

L’amniocentèse consiste à prélever un peu de liquide amniotique dans l’utérus pour déterminer notamment le caryotype du fœtus. Comme tout examen invasif, il présente des risques d’infection pouvant entraîner une fausse couche (0,5 à 1% de risque).

Avantage physique et psychologique

Le dépistage «classique» de la trisomie 21 se fait en trois étapes: une échographie au premier trimestre, des dosages sanguins vers la quinzième semaine puis une amniocentèse si ce bilan révèle un risque élevé d'anomalie chromosomique. Le nouveau mode de dépistage, dit «combiné», fait aussi appel à une échographie au premier trimestre mais propose dans le même temps un dosage de deux nouveaux marqueurs sanguins, détaille Le Figaro. Un logiciel prend en compte les résultats de ces deux examens et l'âge de la femme enceinte pour calculer la probabilité d'anomalie chromosomique.

Ce dépistage plus précoce présente un avantage physique mais aussi psychologique. Cela «permet de rassurer les femmes plus vite. Si on doit faire face à une mauvaise nouvelle, c'est également plus tôt, à un stade où les femmes n'ont pas encore parlé de leur grossesse à leur entourage», explique au quotidien François Jacquemard, qui expérimente cette technique depuis fin 2007 à l'Hôpital américain de Neuilly (Hauts-de-Seine).