Les mauvais coups des sports d’hiver

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Le championnat NBA ? Une machine qui fait chaque année avaler aux fans 1 230 matchs de saison régulière en sept mois. Pour mieux comprendre l’un des sports majeurs outre-Atlantique, rien de tel que la salle des Knicks à New York : le Madison Square Garden. Le plus gros budget de la Ligue a conclu son année 2005 en recevant les New Jersey Nets, l’équipe de l’autre côté de l’Hudson River. Autrement dit pour le New-Yorkais moyen, le glamour contre les ploucs. Sur le papier pourtant, les Nets comptent trois gros joueurs NBA : Vince Carter, arrière bondissant qui rappelle Michael Jordan l’instinct du tueur en moins, Jason Kidd, meneur le plus complet du Championnat et Richard Jefferson, ailier efficace. A New York, une seule star : un meneur à tête de lard qui a grandi à Brooklyn, Stephon Marbury. Autour, une pléthore de rookies et des vétérans surpayés. Cette année, les fans espèrent la fin de la honte et même un retour en play-offs grâce au nouveau coach, Larry Brown, champion 2004 avec Detroit. Le président du club, Isiah Thomas, lui a offert un pont d’or (10 millions de dollars par an) pour venir entraîner son équipe. Dans les travées, Al Marchfeld gère la tribune de presse. Il travaille pour les Knicks depuis cinquante-sept ans. Pour lui, « la rivalité existe, surtout parce que les Nets sont meilleurs que nous depuis quelques années ». Penny Hardaway, joueur des Knicks, estime pour sa part que « ce n’est qu’un truc de journalistes ». Pour l’ambiance, tapis rouge devant les vestiaires, Julianne Moore dans le public, des familles dans les tribunes et un hymne américain chanté par un policier devant 20 000 personnes debout. Le match commence. Vince Carter prend les choses en main, les Knicks ratent leurs shoots. 6-14. Quelques sifflets résonnent, un spectateur obèse vocifère contre son équipe. Temps mort. Les Nets dominent et rentrent 6 paniers sur 10, les Knicks seulement 4 sur 10. Seuls certains dunks semblent satisfaire le public. 20-32. Larry Brown s’égosille contre l’arbitre. A chaque temps mort, des animations sont censées empêcher le public d’aller s’acheter à manger : des danseurs sur échasses, un spectateur qui rate des lancers francs, un canon à tee-shirts... Retour des joueurs sur le parquet. New Jersey continue à bien faire circuler la balle, New York a toujours les mains poisseuses, Jason Kidd conclut la mi-temps sur un alley-oop avec Carter. 50-62. En salle de presse, les journalistes râlent : « Les gens payent 100 dollars la place, c’est une honte » ; « T’as vu le match contre San Antonio ? C’était pire, Parker a ridiculisé Marbury. » A la reprise, le cavalier seul continue pour les Nets (75-93). A la fin du 3e quart-temps, certains spectateurs quittent l’arène. Dommage car Nate Robinson, le meneur remplaçant des Knicks, entre en jeu. Cette boule de muscles de 1,75 m enchaîne les tirs à 3 points. Les Knicks reviennent à moins de 10 points de leur adversaire. « Defence , Defence ! », commence à hurler le public. Robinson obéit, il bouscule un adversaire sous les panneaux, un début de bagarre générale s’ensuit. Il sort sous une standing ovation, tandis que Marbury entre sous les sifflets. Le baroud d’honneur cesse. « Arrêtez l’arbitre ! », hurle un spectateur. Cela n’aurait pas suffi. Score final : 101-109 pour New Jersey. Dans les vestiaires, Marbury, look de mac chic, diamants à l’oreille, tire la tronche. Nate Robinson, plus modeste, avoue « jouer avec le coeur ». Une journaliste télé drague un joueur des Nets. Antonio Davis, vétéran new-yorkais de 37 ans passé par Evreux en France, avoue que « la qualification pour les play-offs sera difficile ». Dès le lendemain, le coach des Knicks critique dans la presse son meneur Marbury. Pas facile de jouer pour une ville qui déteste les losers. A New York, Arnaud Sagnard Chaque année, près de 170 000 accidents ont lieu pendant les sports d’hiver. Un blessé sur trois est victime d’une entorse du genou. Des chiffres qui s’expliquent par une mauvaise préparation physique, la fatigue consécutive au voyage ou la répétition d’efforts intensifs, mais surtout par l’utilisation d’un matériel inadapté et de fixations mal réglées (c’est le cas pour un skieur sur deux). L’entorse correspond à une distension brutale de l’appareil ligamentaire qui maintient l’articulation en place. Elle peut aller jusqu’à la rupture des ligaments croisés antérieur et postérieur situés dans la profondeur de l’articulation. Chaque année, quelque 16 000 adeptes des sports d’hiver sont victimes d’une rupture du ligament croisé antérieur – la lésion du genou la plus fréquente – qui peut donner lieu à une intervention chirurgicale. 1. Comment se manifeste l’entorse du genou ? Par une sensation de torsion du genou, brutale et douloureuse, en cas de chute ou lors d’un geste technique. 2. Quand faut-il suspecter une lésion du ligament croisé antérieur ? Typiquement, lorsqu’une sensation de déboîtement, de craquement ou de claquement survient lors de la torsion du genou. La douleur, forte au moment de l’accident, s’estompe rapidement. Le gonflement du genou correspond à un épanchement dans l’articulation, évocateur d’une lésion du ligament croisé antérieur. La jambe est difficilement contrôlable lors de la marche. Mais parfois, la rupture passe relativement inaperçue et le diagnostic n’est fait qu’au retour de vacances. 3. Quel est le traitement de l’entorse ? Tout dépend des lésions : de l’immobilisation pour une entorse bénigne jusqu’à l’intervention chirurgicale en cas de rupture du ligament croisé antérieur si le blessé est jeune, sportif et motivé.