Les remboursements des radiographies vont être limités

SANTÉ ela concerne les radiographies du crâne, de l'abdomen et du thorax, a annoncé l'Assurance maladie...

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Radiographie du crâne d'une patiente
Radiographie du crâne d'une patiente — SAUTIER PHILIPPE/SIPA

La Caisse Nationale d'Assurance Maladie (CNAMTS) a reconnu jeudi que les remboursements des radiographies du crâne, de l'abdomen et du thorax seraient désormais limités, en application des recommandations de la Haute autorité de santé (HAS). L'assurance maladie a toutefois démenti l'information publiée jeudi par le journal Le Parisien, selon laquelle les radios simples du thorax et de l'abdomen avaient été déclarées non remboursables.

«L'enjeu est de promouvoir les bonnes pratiques médicales et de permettre aux patients d'accéder aux actes d'imagerie les plus appropriés, conformément aux recommandations» de la HAS qui cherche à éviter les irradiations inutiles, a précisé la CNAMTS dans un communiqué.

Des problèmes aux urgences?

A la suite de ces recommandations émises en 2008 et 2009 l'assurance maladie a pris deux décisions en août et décembre 2010 visant à restreindre le remboursement de ces radiographies. Si les examens par échographie, scanner et IRM sont de plus en plus préférés aux radiographies classiques, l'abandon de cette technique pourrait parfois poser des problèmes dans les services d'urgences des hôpitaux.

C'est pourquoi le directeur de l'assurance maladie «va rencontrer dans les plus brefs délais les représentants des médecins urgentistes afin d'évoquer les questions d'interprétation de ces recommandations sanitaires dans leurs services», selon le communiqué de la CNAMTS.

Interrogé par Le Parisien le médecin urgentiste Patrick Pelloux conteste le bien fondé des déremboursements. «En cas d'occlusion, trouver un scanner qui marche la nuit dans un hôpital c'est très difficile», a-t-il affirmé. «Il faudra alors envoyer par ambulance le patient dans un autre hôpital. Coût du transport: 500 euros au moins. Où est le gain?», s'est-il interrogé, en soulignant qu'une radio est l'acte d'imagerie le moins coûteux et ne revient en moyenne qu'à 45 euros.