Mediator: Bernard Debré dénonce une possible corruption concernant un autre médicament du laboratoire

POLEMIQUE Le député UMP a évoqué un anti-hypertenseur Servier qui bénéficierait d'un traitement de faveur...

J. M.

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Une boîte de Mediator, médicament retiré de la vente en novembre 2009 et soupçonné d'avoir causé au moins 500 morts en France.
Une boîte de Mediator, médicament retiré de la vente en novembre 2009 et soupçonné d'avoir causé au moins 500 morts en France. — AFP PHOTO/FRED TANNEAU

A chaque jour sa nouvelle banderille dans l’échine de Servier. Après s’être vu lâché par son assureur, le laboratoire qui a commercialisé le Mediator est attaqué, ce vendredi, par Bernard Debré. Le député UMP de Paris a estimé sur RTL qu’il y avait «vraisemblablement» une affaire de corruption liée à un autre des médicaments Servier, le Coversyl.

Plus cher et mieux remboursé

Pour Bernard Debré, chargé par Nicolas Sarkozy d’un rapport sur l’affaire Médiator, le Coversyl est un «très bon médicament» anti-hypertenseur. Mais «pourquoi est-il vendu beaucoup plus cher que les autres qui sont identiques? Et pourquoi est-il remboursé plus que les autres qui sont identiques?», s’est-il interrogé, citant les bases de remboursement bien inférieures des autres labos.

«Corruption?», demande alors Jean-Michel Aphatie. «Oui, vraisemblablement», répond Bernard Debré. Et le député, par ailleurs urologue, de prévenir qu’il ne compte pas «être le ixième auteur d'un ixième rapport» et d’expliquer «qu'il n'est pas normal que les laboratoires quels qu'ils soient aient la haute main sur la formation, formation universitaire, formation post-universitaire et sur les agences».