Mediator: l'Inspection générale des affaires sociales remet ses conclusions

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L'Inspection générale des affaires sociales (Igas) remet ce samedi au ministre de la Santé Xavier Bertrand ses premières conclusions sur le Mediator, qui seront présentées à la presse dans l'après-midi.

L'antidiabétique du laboratoire Servier, largement détourné comme coupe-faim, a été retiré du marché français en novembre 2009 après 33 ans de commercialisation.

Le 16 novembre dernier, l'Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps) avait admis le chiffre d'"au moins 500 décès" attribuables au Mediator, passant sous silence une autre fourchette (1.000 à 2.000 morts) révélée par la suite par la presse.

Le ministre avait alors confié à l'Igas la mission de "reconstituer la succession des événements et des choix" concernant le Mediator et de présenter des propositions pour améliorer le dispositif de pharmacovigilance.

Un rapport d'étape lui sera remis samedi matin, le rapport définitif étant attendu le 31 mars. Dans l'après-midi, les membres de la mission de l'Igas présenteront leurs premières conclusions à la presse au ministère de la Santé, puis le ministre tiendra une conférence de presse dans la foulée.

Le rapport de l'Igas estime notamment que ce médicament aurait dû être retiré du marché bien plus tôt, selon Le Figaro. Il est "constitué de 300 pages plus 1000 pages d'annexes", a précisé le quotidien sur son site lefigaro.fr, sans toutefois en citer des extraits.

Toujours selon les informations du Figaro, Xavier Bertrand va présenter à la presse "une remise à plat complète du système de sécurité sanitaire français". Le ministre avait fait état fin décembre de "fortes présomptions de défaillances graves dans le fonctionnement de notre système du médicament dans cette affaire". "Je n'hésiterai pas une seconde à prendre les mesures les plus radicales, de façon à redonner davantage de confiance dans notre système du médicament", avait-il promis le 5 janvier.

Les travaux de l'Igas ont été conduits par Aquilino Morelle, ancien interne des hôpitaux de Paris, Etienne Marie, haut fonctionnaire au ministère de la Santé, et Anne-Carole Bensadon, médecin généraliste.