Plus le droit de fumer dans les bars et restaurants en Espagne

SANTE Une des lois les plus strictes en Europe...

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Des fumeurs dans un bar du centre de Madrid, avant l'entrée en vigueur de la nouvelle législation anti-tabac, le 2 janvier 2011.
Des fumeurs dans un bar du centre de Madrid, avant l'entrée en vigueur de la nouvelle législation anti-tabac, le 2 janvier 2011. — Susana Vera / Reuters

Les fumeurs espagnols ont découvert dimanche la vie sans cigarette au bar ou au restaurant avec l'entrée en vigueur d'une loi anti-tabac parmi les plus strictes en Europe.

Après un sursis de 24 heures pour les festivités du Nouvel an, la loi entrée en vigueur le 2 janvier interdit de fumer dans les bars, les restaurants, les aires de jeux pour enfants et les zones en extérieur des enceintes scolaires et hospitalières.

«Vraiment, je finissais par fumer beaucoup en tant que fumeuse passive et je le sentais le lendemain».

«C'est déjà du passé. On a retiré tous les cendriers», explique Elena de Lucia, 22 ans, fumeuse et serveuse au Variety Tavern, un pub du centre de Madrid: «si on regarde les questions de santé, je suis d'accord, mais je pense aussi qu'il devrait y avoir une zone où l'on pourrait fumer».

Une de ses collègues, Cristina Madrid, 22 ans également, et non-fumeuse, se félicite en revanche de la nouvelle réglementation: «Vraiment, je finissais par fumer beaucoup en tant que fumeuse passive et je le sentais le lendemain».

Baisse du chiffre d'affaires?

La loi espagnole survient près de sept ans après les mesures historiques adoptées en Irlande, premier pays européen à avoir banni le tabac des lieux publics, bientôt imité par plusieurs autres dont la France. La législation en vigueur jusqu'à présent en Espagne, approuvée en 2006, était au contraire l'une des plus permissives du continent, et dans la pratique, la grande majorité des bars et restaurants étaient restés fumeurs.

La loi interdisait déjà en revanche de fumer au travail, dans les transports publics et les magasins.

Avec cette nouvelle loi, les professionnels de la restauration craignent une baisse de 5 à 10% de leur chiffre d'affaires, selon la Fédération espagnole de l'hôtellerie (FEHR).

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