Jouets dangereux: un quart des produits analysés "non conformes"

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Un quart des jouets analysés par la répression des fraudes à la suite de contrôles ciblés sont "non conformes et dangereux", a indiqué vendredi le secrétaire d'Etat à la Consommation Frédéric Lefebvre lors d'une visite dans un centre de test des produits à Marseille.

Au total, la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) mène chaque année "plus de 14.000 actions de contrôle (de jouets) dans 4.400 établissements, générant plus de 800 prélèvements", selon M. Lefebvre.

Sur ces prélèvements, qui concernent les produits jugés potentiellement suspects, "25% sont déclarés non conformes et dangereux" en moyenne chaque année, a-t-il précisé lors d'une conférence de presse à l'issue de sa visite dans l'un des deux laboratoires test de la DGCCRF.

Ainsi, en 2010, 895 prélèvements ont été effectués par la DGCCRF et 193 jouets ont fait l'objet de procédures de rappel et de retrait.

"Attention! Cela ne signifie pas que 25% des jouets sont dangereux", a souligné Frédéric Lefebvre, qui tentait, par cette visite, de rassurer le public après sa décision lundi de suspendre pour trois mois les tapis-puzzle en plastique multi-colorés en raison de leur possible nocivité.

La Belgique avait été, quelques jours plus tôt, le premier pays européen à interdire ce jouet, qui contient une substance chimique, la formamide.

Vendredi, le secrétaire d'Etat à la Consommation s'est dit favorable à un renforcement de la coopération européenne sur ce type de dossier.

"Il faut qu'on réfléchisse en amont et je souhaite que la DGCCRF se rapproche des autres pays européens", a-t-il déclaré.

"Il serait plus simple qu'on systématise les échanges avant même le déclenchement d'une alerte" (sur la dangerosité d'un jouet), estime Frédéric Lefebvre.

Le secrétaire d'Etat a par ailleurs appelé, "en collaboration avec les services des douanes, (à) des opérations coup de poing sur des produits ciblés tout au long de l'année 2011, qui permettront de renforcer notre pression sur des importateurs peu scrupuleux", évoquant notamment les "pics d'approvisionnement à l'approche des fêtes".

"Si on s'aperçoit que des jouets sont dangereux, ils seront immédiatement retirés de le vente", a-t-il ajouté.

Les importations de jouets représentent aujourd'hui plus de 40% du marché et parmi ces importations, 60% proviennent de Chine, a également précisé Frédéric Lefebvre.