L'Australie est le pays avec le plus de cancers de la peau

La probabilité d'un cancer de la peau pour les Australiens est treize fois plus élevée que la moyenne des autres pays, en raison de l'exposition prolongée des habitants au soleil, selon une étude parue jeudi.

© 2010 AFP

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La probabilité d'un cancer de la peau pour les Australiens est treize fois plus élevée que la moyenne des autres pays, en raison de l'exposition prolongée des habitants au soleil, selon une étude parue jeudi.

Le rapport "Cancer en Australie en 2010", réalisé par une agence gouvernementale, montre que les Australiens, amoureux de la plage et du soleil, ont le taux le plus elévé de mélanome malin avec une issue fatale.

Le mélanome, qui est le type le plus agressif de cancer de la peau, est causé principalement par une exposition prolongée aux rayons ultraviolets du soleil.

Le risque est accru par la proximité de l'Australie par rapport à l'Antarctique, où la couche d'ozone, qui filtre les rayons ultraviolets, est trouée. De plus, une majorité d'Australiens ont une peau souvent claire qui les rend plus sensibles aux ultraviolets.

La hausse du nombre de cancers de la peau s'explique également par une meilleure détection de cette maladie, souligne la chercheuse Christine Sturrock, de l'Institut australien pour la santé et le bien-être.

"Le fait que nous soyons très bons dans la détection des cancers explique" ces chiffres élevés "car les autres pays ne sont pas aussi performants", a déclaré la chercheuse à l'AFP. "Mais nous avons le taux le plus élevé au monde des cancers de la peau", a-t-elle ajouté.

Le nombre de cancers de la peau a augmenté de 27% entre 1982 et 2007, une fois déduite la croissance de la population, une forte hausse qui s'explique en partie par le vieillissement de la population.

Le taux de mortalité a cependant reculé de 16% sur la même période.

L'étude note aussi une augmentation des cancers de la lymphe, de la prostate et du sein chez les personnes vivant dans les endroits aux conditions socio-économiques privilégiées, mais les raisons de ce phénomène restent incertaines, a ajouté Christine Sturrock.

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