Plusieurs députées socialistes contre le principe des mères porteuses

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Plusieurs députées de gauche se sont déclarées jeudi contre le principe des mères porteuses, arguant du fait que "le corps ne peut pas être une marchandise soumise à la loi du marché".

A l'approche du débat, à l'Assemblée, sur la révision des lois de bioéthique, l'Assemblée des femmes, présidée par Yvette Roudy, ancienne ministre des Droits des Femmes, estime qu'elle "ne peut accepter le commerce des mères porteuses".

"Quelques voix au sein de la gauche s'élèveraient pour autoriser la pratique des mères porteuses", écrit l'association dans un communiqué.

"Sans doute, on peut considérer qu'une femme qui ne peut porter son enfant puisse envisager de le faire porter par une autre. La science le permet", admet l'association.

"Mais si, au commencement de la conception, le futur bébé ne pèse que quelques grammes, au bout de 9 mois, c'est plusieurs livres de chair et de sang que la mère porteuse va livrer", poursuit le texte.

"Comment ne pas envisager qu'il puisse s'agir d'une opération marchande?", poursuit le texte. "D'autant que nous savons aujourd'hui que, dans la majorité des cas, les mères porteuses sont le plus souvent de conditions très modestes et les futures mères adoptives de milieux aisés (...). Le corps n'est pas, ne peut être en aucun cas, une marchandise soumise à la loi du marché de l'offre et de la demande", conclut le texte.

Outre Yvette Roudy, le texte est signé par les députées socialistes Danielle Bousquet, Michèle Delaunay, Conchita Lacuey et Catherine Quere.