Un homme ayant transmis le sida à deux compagnes et un enfant condamné à 18 mois ferme

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La cour d'appel de Montpellier a confirmé mardi la peine de 5 ans de prison, dont 3 et demi avec sursis, prononcée à l'encontre d'un homme ayant transmis le virus du sida, alors qu'il se savait atteint, à deux compagnes successives et à l'enfant qu'il avait eu avec l'une d'elles.
La cour d'appel de Montpellier a confirmé mardi la peine de 5 ans de prison, dont 3 et demi avec sursis, prononcée à l'encontre d'un homme ayant transmis le virus du sida, alors qu'il se savait atteint, à deux compagnes successives et à l'enfant qu'il avait eu avec l'une d'elles. — Eric Piermont AFP/archives

La cour d'appel de Montpellier a confirmé mardi la peine de 5 ans de prison, dont 3 et demi avec sursis, prononcée à l'encontre d'un homme ayant transmis le virus du sida, alors qu'il se savait atteint, à deux compagnes successives et à l'enfant qu'il avait eu avec l'une d'elles.

Cette peine, assortie d'une mise à l'épreuve de 3 ans avec obligation de soins, avait été prononcée par le tribunal correctionnel de Perpignan, en novembre 2009. A l'issue du délibéré, le parquet avait fait appel, le procureur ayant requis une peine de quatre ans de prison à l'encontre du prévenu, poursuivi pour "transmission de substance nuisible ayant entraîné une infirmité permanente".

En appel, l'avocat général avait requis une peine de cinq ans de prison, dont un an avec sursis. Dans son arrêt, la cour d'appel souligne que le prévenu avait confirmé lors de l'audience avoir été contaminé en 2000 et avoir découvert sa séropositivité un an plus tard.

Il avait confié n'avoir pas eu le courage d'informer ses compagnes de peur de les perdre, "voulant être comme tout le monde et oublier qu'il était malade". Avocat de la compagne qui a donné naissance à une enfant contaminée, Me Fabien Large avait demandé, en vain, à la cour d'appel de constater la nature criminelle des faits et souhaité qu'elle se déclare incompétente.

Pour Me Large, la transmission du virus s'était faite au détriment d'un "concubin", ceci devant être considéré comme une circonstance aggravante. Ainsi requalifiés, ces faits relevaient à ses yeux d'une cour d'assises. Me Large a annoncé à l'AFP sa décision de se pourvoir en cassation. "Il faut que la place de la victime soit restaurée", a-t-il commenté.