Les risques cardiovasculaires plus élevés chez les femmes ayant un travail stressant

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Les femmes ayant un travail stressant ont 40% plus de risques d'avoir une attaque cardiaque, cérébrale ou d'être opérées pour ouvrir une artère obstruée comparativement à celles dont l'activité est plus satisfaisante, selon une étude publiée dimanche.
Les femmes ayant un travail stressant ont 40% plus de risques d'avoir une attaque cardiaque, cérébrale ou d'être opérées pour ouvrir une artère obstruée comparativement à celles dont l'activité est plus satisfaisante, selon une étude publiée dimanche. — Tim Sloan AFP/Archives

Les femmes ayant un travail stressant ont 40% plus de risques d'avoir une attaque cardiaque, cérébrale ou d'être opérées pour ouvrir une artère obstruée comparativement à celles dont l'activité est plus satisfaisante, selon une étude publiée dimanche.

L'étude montre que des activités très stressantes et peu satisfaisantes accroissent le risque d'attaque cardiaque de 88% environ et de 43% de pontage coronarien ou d'autres procédures visant à ouvrir une artère.

En outre, l'insécurité de l'emploi est également liée à un accroissement des facteurs de risque cardiovasculaires comme l'hypertension artérielle, un taux élevé de cholestérol ou un excès de poids, soulignent les auteurs de cette recherche présentée à la conférence annuelle de l'"American Heart Association" réunie ce week-end à Chicago (Illinois, nord).

Ces chercheurs ont analysé le stress du travail chez 17.415 femmes en bonne santé pendant plus de dix ans.

Un emploi psychologiquement stressant est défini selon les auteurs, comme étant très exigeant avec peu ou pas d'autorité et n'offrant pas la possibilité d'utiliser sa créativité ou ses talents.

"Notre étude montre l'existence à la fois d'effets cardiovasculaires cliniques immédiats et à long terme de ces emplois stressants et pas épanouissants chez ces femmes", souligne le Dr Michelle Albert, du "Brigham and Women's Hospital" à Boston (Massachusetts, nord-est), principale auteur de cette recherche financée par les Instituts nationaux américains de la santé (NIH).

"Les femmes exerçant un travail très exigeant et dans lequel elles ont peu de contrôle ....courent le plus grand risque de développer une maladie cardiovasculaire sur le long terme", note Natalie Slopen, chercheuse au centre du développement de l'enfant à l'Université de Harvard (Massachusetts, nord-est), un des principaux co-auteurs de la recherche.

Toutefois l'étude ne met pas en évidence de lien direct entre la crainte de perdre son travail et un risque accru de crise cardiaque, d'attaque cérébrale, de décès.