Cancer du sein: délai moyen de dépistage de 62 jours

© 2010 AFP

— 

Le délai moyen de prise en charge des cancers du sein détectés dans le cadre du programme de dépistage organisé est de 62 jours, soit "très proche" de l'objectif européen de 60 jours, selon une étude présentée mercredi au congrès de pathologie mammaire à Strasbourg.
Le délai moyen de prise en charge des cancers du sein détectés dans le cadre du programme de dépistage organisé est de 62 jours, soit "très proche" de l'objectif européen de 60 jours, selon une étude présentée mercredi au congrès de pathologie mammaire à Strasbourg. — Mychele Daniau AFP/Archives

Le délai moyen de prise en charge des cancers du sein détectés dans le cadre du programme de dépistage organisé est de 62 jours, soit "très proche" de l'objectif européen de 60 jours, selon une étude présentée mercredi au congrès de pathologie mammaire à Strasbourg.

Les données présentées par Nassime Touillon à l'ouverture des 32e Journées de la Société française de sénologie et de pathologie mammaire concernaient 35.008 cancers du sein diagnostiqués entre 2005 et 2008, dans le cadre du programme national de dépistage.

Le délai moyen entre la mammographie et le premier traitement chirurgical est de 62 jours pour les cancers détectés en première lecture, après une mammographie classée ACR4 ou 5 (aspect suspect ou malin), soit 84% des cancers détectés.

Ce délai moyen est "significativement plus long" (150 jours) pour les cancers détectés après 2e lecture (8% des cancers). Les auteurs de l'étude remarquent cependant que sans cette seconde lecture, ces cancers auraient été diagnostiqués plus tardivement.

Le délai est également allongé (240 jours) pour les tumeurs détectées après une mise sous surveillance, c'est à dire après une mammographie classée ACR3 (aspect probablement bénin).

Les auteurs de l'étude soulignent que le délai est plus court dans les départements ayant un ou plusieurs centres spécialisés dans la prise en charge du cancer du sein. Mais ces différences de délai de 1 à 5 jours "ne conduisent probablement pas à des pertes de chance pour les patientes", estiment-ils.