Infirmiers anesthésistes: Roselyne Bachelot a reçu les syndicats

SANTE Elle a maintenu les engagements de son ministère à leur égard...

C.C. avec AFP

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B.HORVAT / AFP

La ministre de la Santé Roselyne Bachelot a reçu ce mercredi huit syndicats de la fonction publique hospitalière, et leur a rappelé les engagements du ministère à l'égard des infirmiers anesthésistes dont le mouvement de protestation dure depuis sept mois déjà.

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Alors que ces derniers s'estiment lésés par les revalorisations accordées cette année aux infirmiers généralistes, qui font deux ans d'étude en moins, le ministère a indiqué qu'une prime permettra de «compenser la perte de différentiel indiciaire», en maintenant l'écart de revenus. Roselyne Bachelot s'est à nouveau engagée à reconnaître dans les prochains mois leur diplôme au niveau Master et à garantir leur «exclusivité d'exercice» sur les actes d'anesthésie.

«Nous en sommes toujours au même point»

«Nous en sommes toujours au même point», a estimé Sylvie Breuil, membre de la délégation CGT. Le syndicat demande notamment que la prime promise par le ministère ne soit pas une indemnité, mais une «bonification indiciaire». Il demande aussi une meilleure prise en compte de la pénibilité du métier. «Des assemblées générales sont prévues jeudi soir pour savoir si nous poursuivons notre mouvement de grève», a indiqué Sylvie Breuil.

Toujours est-il qu’une centaine d'infirmiers anesthésistes se sont rassemblés devant le ministère de la Santé ce mercredi pendant les discussions entre les syndicats et Roselyne Bachelot. Leur grève, lancée vendredi, se poursuivait par ailleurs ce mercredi dans les hôpitaux. Selon le ministère, il y aurait autour de 20% de grévistes, mais avec des situations très contrastées selon les établissements. Les syndicats évoquent eux plus de 80% de grévistes dans de nombreux établissements.

Les hôpitaux concernés sont tenus d'assigner des infirmiers anesthésistes pour garantir les interventions urgentes. Des difficultés à assurer ce service minimum ont été cependant constatées dans certains hôpitaux parisiens.