La fibromyalgie en trois questions

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« J’ai mal partout depuis des années et je suis toujours fatigué. » C’est souvent ainsi que se présentent les gens souffrant de fibromyalgie, une maladie qui touche 2 à 4 % de la population, en majorité des femmes. La fibromyalgie serait liée à un trouble de la sérotonine, un neuromédiateur cérébral impliqué notamment dans la dépression. 1. Quels sont les signes de la fibromyalgie ? Elle se manifeste par des douleurs articulaires et musculaires sur des points bien précis du corps et qui s’accentuent à la palpation. Elles s’accompagnent de troubles du sommeil, d’une fatigue chronique ou encore de céphalées et de douleurs digestives fonctionnelles. 2. Comment la diagnostique-t-on ? Il n’existe aucune anomalie biologique ou radiologique. Le diagnostic est essentiellement clinique. Les investigations visent à éliminer une autre pathologie, inflammatoire notamment. 3. Quel est le traitement ? En l’absence de médicament spécifique, la prise en charge de la fibromyalgie doit être multiple. Elle ne peut se limiter aux seuls médicaments antalgiques et anti-inflammatoires, inefficaces, et aux antidépresseurs dont les effets bénéfiques sont insuffisants. Les thérapies cognitives et l’accompagnement psychique permettent aux malades d’accepter la douleur. Associés à la kinésithérapie et aux massages doux, le maintien d’une activité physique en endurance ou le réentraînement à l’effort sont essentiels pour diminuer les douleurs. La relaxation (training autogène, sophrologie...) atténue la tension musculaire, l’anxiété et améliore la qualité du sommeil. Le traitement est d’autant plus efficace que le patient a été bien informé sur sa maladie. Enfin, la poursuite de l’activité professionnelle est souhaitable.