Anorexie mentale: Dépister tôt pour soigner mieux

SANTE La Haute autorité tient à sensibiliser les familles et les médecins sur cette pathologie grave...

J. M. avec AFP

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Une proposition de loi UMP réprimant l'incitation à l'anorexie, y compris sur internet, avec une peine pouvant aller jusqu'à deux ans de prison et 30.000 euros d'amende, a été approuvée mardi en première lecture par l'Assemblée nationale.
Une proposition de loi UMP réprimant l'incitation à l'anorexie, y compris sur internet, avec une peine pouvant aller jusqu'à deux ans de prison et 30.000 euros d'amende, a été approuvée mardi en première lecture par l'Assemblée nationale. — Joel Saget AFP/Archives

L'anorexie mentale est la première cause de décès en psychiatrie. C’est aussi une pathologie «grave» qui touche 70.000 personnes en France, principalement des adolescentes. La Haute autorité de santé (HAS) a donc insisté ce jeudi sur l’importance d’une prise en charge rapide, pluridisciplinaire, mais sans hospitalisation systématique.

>> A venir, les signes à repérer pour dépister l’anorexie mentale

Le problème, c’est que le diagnostic est difficile à poser. La HAS a donc appelé parents et médecins à une «vigilance accrue pour un meilleur repérage», afin de prévenir une évolution vers une forme chronique et toute les complications qui vont avec. Car «il n'y a pas de fatalité», ont assuré les psychiatres présents en conférence de presse. Et la moitié des jeunes anorexiques en guérissent totalement.

Au moins un médecin et un psy

Il importe donc de repérer les signes évocateurs, comme une forte perte de poids et l'absence ou la disparition des règles chez l'adolescente. Quand ils apparaissent, il faut consulter un médecin qui débutera une prise en charge. Celle-ci doit, selon la HAS, se faire sans hospitalisation mais avec l’intervention «au minimum» d’un généraliste ou d’un pédiatre ainsi que d'un psychiatre ou un psychologue.

L'hospitalisation à temps plein ne doit pas être systématique, a précisé la HAS. Elle se décide «au cas par cas», et sur des critères comme la perte de poids rapide, le risque suicidaire ou les problèmes familiaux. Une certitude, cependant: la psychothérapie engagée devra être prolongée pendant «au moins un an».