C'est la fin de la pandémie de grippe A (H1N1)

SANTE L'OMS l'a annoncé officiellement...

Anaïs Machard avec AFP

— 

Des doses de vaccins contre la grippe A (H1N1).
Des doses de vaccins contre la grippe A (H1N1). — BRUNO/SIPA

Il en est terminé de la pandémie... L’organisation mondiale de la santé (OMS) a déclaré ce mardi que le monde «entrait dans la période post-pandémique» de la grippe H1N1, première du siècle.

Le virus a causé 18.500 décès depuis sa découverte en avril 2009, et a aujourd‘hui «pratiquement cessé de sévir». D’après les experts, l’urgence sanitaire ne serait «plus d’actualité» dans l’hémisphère sud, où l’hiver austral a actuellement lieu.

Des débuts tonitruants

Le 11 juin 2009, l’alerte à la pandémie était lancée. Le virus était décrit de «sournois», «préoccupant» et capable de «voyager à une vitesse incroyable». A grande inquiétude, grandes précautions. L’OMS avait incité à la production massive d’antiviraux, et lancé une course contre la montre pour la fabrication d’un nouveau vaccin.

Suivant ses recommandations, de nombreux pays parmi les 193 membres de l'OMS avaient lancé la mobilisation générale: écoles fermées, manifestations annulées… Les gouvernements, eux, multipliaient les commandes sans précédent de médicaments.

Le virus moins dangereux qu’il n’en avait l’air… « Le monde a eu de la chance »

Le virus a passé l’hiver et arrivé en janvier, la maladie a commencé à se faire rare. Des députés du Conseil de l'Europe ont accusé directement l'OMS d'avoir subi l'influence des laboratoires pour déclarer une pandémie qui a fait bondir leurs résultats.

La présidente de l’OMS, Margaret Chan a défendu mardi son organisation: «Nous n'avons pas sur-réagi», a-t-elle martelé, assurant que la maladie s'était juste «avérée beaucoup moins grave» que craint. La présidente a par ailleurs ajouté que les données collectées sur le nombre de cas étaient largement sous-estimées et qu'il faudrait des années avant d'avoir une vision claire de l'étendue de la pandémie. Le monde a eu de la «chance», a-t-elle insisté appelant les pays à ne surtout pas baisser la garde. «Certes, le H1N1 n'est plus le virus dominant et se comporte désormais comme une grippe saisonnière, mais il peut toujours muter», a-t-elle rappelé.