Les ravages cardiaques du stress professionnel

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On savait depuis longtemps que le stress était impliqué dans la survenue d'infarctus provoqués par une sécrétion accrue d'adrénaline et de cortisol

Une étude britannique vient de démontrer plus précisément que le stress professionnel chronique contribue au développement d'une entité pathologique appelée « syndrome métabolique »

Cette association de facteurs de risque cardio-vasculaire accroît fortement la mortalité précoce

Ce syndrome se manifeste à des degrés divers par une obésité abdominale (tour de taille supérieur à 102 cm chez l'homme et 85 chez la femme), un trouble de la régulation du glucose sanguin, prédisposant au diabète, qu'on appelle insulinorésistance (glycémie à jeun supérieure à 1,1 g/l), une hypertriglycéridémie (triglycérides sanguins supérieurs à 1,5 g/l), une hypertension artérielle (tension supérieure à 13) et une baisse du HDL, le bon cholestérol protecteur cardio-vasculaire (inférieur à 0,40 g/l)

En d'autres termes, le stress professionnel chronique augmente le risque de développer chaque facteur de risque cardio-vasculaire

Cette étude a permis de déterminer que plus de trois expositions à des périodes de stress prolongé pouvaient doubler le risque de survenue de ce syndrome métabolique, et ce, surtout chez les hommes

Ce stress agirait par le biais d'une action sur le système endocrinien et sur le système nerveux dit « autonome », qui assure l'innervation des viscères et des vaisseaux

L'étude confirme donc la nécessité de lutter contre le stress professionnel si l'on veut diminuer la mortalité cardio-vasculaire

Dr Jean-Marie Daniel

Une perte de poids de l'ordre de 5 à 7 kg associée à la pratique régulière d'une activité physique (30 minutes de marche par jour) permettent de diminuer les différents éléments du syndrome métabolique.