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La maladie d’hiverMycoplasma pneumoniae, la bactérie qui pourrait gâcher votre hiver

La bactérie mycoplasma pneumoniae circule davantage en France depuis le début de l’automne

La maladie d’hiverSelon Santé publique France, la circulation de la bactérie a atteint un stade « épidémique »
La grande majorité des cas sont bénins.
La grande majorité des cas sont bénins. - Canva / Canva
20 Minutes avec AFP

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Si vous avez le nez qui coule et une petite toux, ce n’est peut-être la faute ni à un rhume ni au Covid-19, pour une fois, mais à une bactérie : mycoplasma pneumoniae. « Depuis le début de l’automne », elle circule davantage en France, avec plus de cas qu’à la même période de 2022 mais aussi de 2019, avant le Covid, selon un premier bilan jeudi de Santé publique France (SpF).

« L’ensemble des éléments recueillis à ce jour montre une circulation accrue de cette bactérie en France depuis le début de l’automne, avec un nombre de cas plus élevé qu’en 2019 et 2022 à la même période, traduisant une situation épidémique », indique l’agence. L’immense majorité des infections sont bénignes et guérissent spontanément, mais certains cas peuvent nécessiter une hospitalisation. Les infections surviennent tout au long de l’année mais peuvent être plus fréquentes en été et à l’automne. Des pics épidémiques sont observés de manière cyclique, tous les 3 à 7 ans.

Plus de passages aux urgences pour les 16-49 ans

S’il n’existe pas de système de surveillance spécifique, les investigations menées sont « en faveur d’une augmentation des cas d’infections respiratoires à mycoplasma pneumoniae depuis la fin de l’été, plus marquée depuis octobre 2023 », selon SpF. Entre autres signaux : une montée des passages aux urgences pour pneumopathies depuis début octobre, « de façon plus marquée à compter de début novembre, particulièrement chez les 6-15 ans ainsi que chez les 16-49 ans », avec des niveaux « dans ces classes d’âges très supérieurs à ceux des années 2019 et 2022 ».

Et dans les laboratoires hospitaliers, le nombre de détections de mycoplasma pneumoniae par test PCR, tous âges confondus, « a augmenté de façon marquée à partir d’octobre 2023, jusqu’à atteindre des niveaux nettement supérieurs à ceux de 2019 », note SpF. Côté SOS Médecins, l’évolution est « comparable à celle observée aux urgences, avec une hausse plus marquée chez les moins de 15 ans et les 15-44 ans », selon ce bilan.

La hausse de circulation de mycoplasma pneumoniae pourrait être « en lien avec la levée des mesures de contrôle mises en place pendant la pandémie, comme (…) pour d’autres germes », a jugé Spf, en pointant une circulation très basse de cette bactérie pendant la pandémie au vu de données microbiologiques hospitalières. A travers la France, plusieurs régions hexagonales et certaines ultramarines (La Réunion, Guyane) ont rapporté des observations concordantes.

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