20 Minutes : Actualités et infos en direct
Plan santéLa France se dote de 16 nouveaux centres en recherche biomédicale

Cancers féminins, gérontologie… Seize nouveaux centres en recherche biomédicale en France

Plan santéEmmanuel Macron a dévoilé mardi une liste de 16 nouveaux centres de recherche biomédicale en France cofinancés par des fonds publics et privés
Le nouveau siège du Centre international de recherche sur le cancer (CIRC) de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) le vendredi 12 mai 2023. Illsutration
Le nouveau siège du Centre international de recherche sur le cancer (CIRC) de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) le vendredi 12 mai 2023. Illsutration - Bony/SIPA / /SIPA
20 Minutes avec AFP

20 Minutes avec AFP

La France veut renforcer son attractivité internationale dans le domaine de la recherche biomédicale. C’est pourquoi 16 nouveaux centres, cofinancés par des fonds publics et privés, ont été dévoilés par Emmanuel Macron mardi. Ils font partie du volet du plan Innovation santé 2030. Le chef de l’Etat a annoncé la labellisation de douze nouveaux instituts hospitalo-universitaires (IHU) - en plus des sept déjà existants - et de quatre nouveaux « bioclusters », grands sites de recherche associant public et privé, qui s’ajouteront à un premier biocluster sur la cancérologie créé ces dernières années à Saclay.

Ces centres d’excellences nouvellement labellisés, qui vont recevoir un soutien financier de la part de l’État, sont disséminés à travers la France, de Villejuif (sud de Paris) à Bordeaux, en passant par Garches (ouest de Paris), Lyon ou Marseille. L’Institut Curie figure notamment sur la liste des IHU lauréats. Ils sont spécifiquement dédiés à des sujets tels que la gérontologie (Toulouse), les cancers féminins (Institut Curie à Paris), ou les maladies vasculaires cérébrales (Bordeaux), etc. Ils seront à la fois des lieux de formation, de recherche et d’expérimentation mais aussi de partenariats avec les industriels.

Divers financements

Dans le détail, l’État prévoit de consacrer « plus de 400 millions d’euros » aux bioclusters, déjà financés par les industriels, et quelque 300 millions pour les IHU. Doivent s’y ajouter 100 millions pour renforcer notamment les infrastructures de biologie via divers projets financés en France. Du reste, les investissements de l’État doivent être complétés par des financements venus des collectivités territoriales et des acteurs privés.

L’objectif affiché étant de regrouper les différentes compétences en santé - soins, recherche et innovation - au sein de pôles d’excellence et ainsi de permettre le développement de projets intégrés de recherche en santé pour « améliorer la santé des patients, l’organisation des soins et du système de santé ».

En parallèle, un appel à projets sera lancé dans quelques jours pour offrir à des équipes comportant parmi les « meilleurs scientifiques mondiaux » des financements sur une durée de cinq ans pour mener des programmes de recherche en France, via la création d’une « cinquantaine de chaires d’excellence » en biologie et en santé, a ajouté Emmanuel Macron, précisant vouloir mettre « jusqu’à deux millions d’euros » à disposition de chacune de ces chaires.

Sujets liés