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préventionLes partenaires sexuels d’un patient atteint d’une IST bientôt informés ?

IST : Les partenaires sexuels d’un patient touché bientôt informés ?

préventionLa Haute autorité de santé recommande fortement de faire évoluer le cadre législatif en matière de secret professionnel
Un médecin. Illustration
Un médecin. Illustration - Canva / Canva
20 Minutes avec agences

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La Haute autorité de santé (HAS) souhaite faire évoluer la législation afin de mieux lutter contre les infections sexuellement transmissibles (IST). Elle propose ainsi de modifier le cadre législatif actuel en matière de secret professionnel, qui limite notamment les possibilités d’information des partenaires. « L’objectif est d’offrir au patient chez qui une IST est diagnostiquée la possibilité de choisir la manière d’informer son ou ses partenaire(s) et de favoriser ainsi l’initiation d’une démarche de notification », écrit la HAS dans un avis publié jeudi.

« L’idée serait que le professionnel de santé ou un tiers puissent informer le partenaire d’un patient avec le consentement de ce dernier », explique-t-on à l’autorité de santé. Une possibilité qui n’est actuellement pas permise par le secret professionnel. Selon la Haute autorité de santé, dont les avis sont généralement suivis par le gouvernement, la possibilité d’un traitement accéléré des partenaires (TAP) « devrait aussi être autorisée en France ». En effet, la réglementation actuelle ne le permet pas. Le traitement accéléré consiste à remettre au patient diagnostiqué avec une IST une ordonnance au profit d’un partenaire, sans consultation préalable de ce dernier.

Interrompre les chaînes de transmission

Une telle évolution de la réglementation permettrait « aux partenaires d’être traités au plus tôt, surtout en l’absence de symptômes et si l’on sait qu’ils ne s’adresseront pas à un médecin ou ne se rapprocheront pas du système de santé », estime la HAS.



La démarche dite de notification au(x) partenaire(s) est un outil de prévention majeur, rappelle-t-elle. Elle vise en effet à interrompre les chaînes de transmission, en atteignant une population à plus haut risque, de façon à minimiser la morbidité et la mortalité associées.

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