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Petit mais méchantTrop de nanoparticules potentiellement dangereuses dans nos chariots

Des nanoparticules potentiellement dangereuses dans les produits du quotidien, selon une étude

Petit mais méchant
D’après un rapport d’Avicenn, sur 23 produits du quotidien testés, 20 contiennent des nanos non étiquetées, parfois même interdits
Des rayons alimentaires dans un supermarché, 5 septembre 2022, Toulouse, France
Des rayons alimentaires dans un supermarché, 5 septembre 2022, Toulouse, France - FRED SCHEIBER/SIPA / SIPA
Nathan Tacchi

N.T.

Sur 23 produits du quotidien testés, 20 contiennent des nanoparticules non étiquetées, parfois même interdites. Tel est le bilan de l’étude de l’association Avicenn, rendue publique ce jeudi. Ces nanos, des substances microscopiques – un nanomètre équivaut à un milliardième de mètre –, sont présentes partout et sont réglementées. Mais, problème, certaines sont potentiellement dangereuses pour la santé (inflammations, allergies, risques de cancers, etc.).

Or, « nos tests attestent du fiasco de l’étiquetage des nanoparticules : sans le savoir, nous sommes tous exposés, tout au long de la journée et de l’existence, à un nombre et une variété élevée de nanos préoccupantes - et parfois non autorisés », commente Mathilde Detcheverry, déléguée générale de l’association qui réalise un gros travail de veille et d’information sur les nanos.

Produits pour enfants, pour personnes âgées, etc.

Parmi les produits testés contenant ces irrégularités, on retrouve des produits pour enfants - lait infantile Guigoz, maquillage festif Snazaroo, brosse à dents Signal Kids - ou utilisés par les seniors - médicament anticoagulant, spray L’Oréal pour couvrir les cheveux blancs - mais aussi des produits que l’on retrouve dans beaucoup de chariots de courses : cosmétiques (L’Oréal, Nivea, Labello), pâte à tarte Herta, jambon Aoste, vitamine C Solgar, croquettes pour chiens Royal Canin, culotte de règles Nana, caleçon pour homme Uniqlo, etc.



D’après un communiqué de l’association, certaines marques sollicitées par l’Avicenn ont refusé de répondre aux problématiques soulevées, d’autres ont contesté les résultats d’analyse. D’autres auraient d’ores et déjà indiqué avoir lancé des enquêtes en interne et auprès de leurs fournisseurs. Parmi elles, Aoste et Nana.

Avicenn a également adressé une lettre ouverte aux pouvoirs publics, demandant principalement la généralisation de l’obligation d’étiquetage des nanos et l’intensification des contrôles et des sanctions en cas de non-respect des obligations légales. « Le risque est grand en effet que de nombreuses nanos sortent des radars des autorités publiques », conclut l’organisation.

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