Smecta, Voltarène, Rhinadvil… La revue Prescrire dresse la liste des médicaments à éviter

TRAITEMENT Tous ces médicaments présenteraient « une balance bénéfices-risques défavorable »

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Des médicaments (illustration).
Des médicaments (illustration). — Clément Follain / 20 Minutes

La revue spécialisée Prescrire dresse chaque année une liste des médicaments plus dangereux qu’efficaces ou utiles. Cette fois-ci, 107 médicaments au total sont pointés du doigt, dont 88 commercialisés en France. Tous présentent, selon cette étude, « une balance bénéfices-risques défavorable dans toutes les situations cliniques dans lesquelles ils sont autorisés ».

L’objectif de cette liste est d’aider les professionnels de santé « à choisir des soins de qualité » et d’éviter de faire courir aux patients « des risques disproportionnés ». Parmi les médicaments déconseillés, certains sont largement répandus, à l’instar du Maxilase ou la Rhinadvil, fréquemment employés contre les maux de gorges mais qui peuvent exposer à des troubles allergiques ou cutanés parfois graves.

Le Gaviscon plutôt que le Smecta

Le Voltarène, utilisé pour calmer des inflammations ou des douleurs,  « expose à un surcroît d’effets indésirables cardiovasculaires (dont infarctus du myocarde, insuffisances cardiaques) et de morts d’origine cardiovasculaire par rapport à d’autres AINS (anti-inflammatoires) aussi efficaces », a souligné la revue spécialisée. De même, le Smecta est déconseillé en raison de pollution naturelle au plomb. Prescrire préconise plutôt du Gaviscon en cas de reflux gastro-œsophagien.



Enfin, trois nouveaux médicaments ont fait l’apparition dans cette liste cette année : les protéines d’arachide (Palforzia), le roxadustat (Evrenzo) et la teinture d’opium (Dropizal) en raison d’une balance bénéfices-risques jugée trop défavorable.