Doctolib : La plateforme se « recentre » sur les professionnels référencés et écarte les « praticiens du bien-être »

rendez-vous Doctolib n’accepte plus que les « professionnels référencés par les autorités sanitaires »

20 Minutes avec AFP
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Illustration de la plate-forme de prise de rendez-vous médicaux Doctolib.
Illustration de la plate-forme de prise de rendez-vous médicaux Doctolib. — François Greuez

Une mise au point qui va écarter plusieurs milliers de profils. Deux mois après la polémique sur des naturopathes référencés par Doctolib, la plateforme de rendez-vous médicaux annonce ce mercredi un ajustement. « Nous avons décidé de nous recentrer exclusivement sur les professionnels référencés par les autorités sanitaires », a déclaré à l’AFP le président de Doctolib, Stanislas Niox-Chateau.

Par conséquent, « 5.700 praticiens du bien-être ne pourront plus utiliser nos services » et ont été avertis de la résiliation de leurs contrats, avec un délai de « six mois pour trouver une autre solution ». Un choix « qui paraît logique », selon les mots de Stanislas Niox-Chateau, après la vive controverse déclenchée fin août sur les réseaux sociaux par des soignants reprochant à la plateforme de référencer des naturopathes aux pratiques dangereuses, proches du charlatanisme et de dérives sectaires.

« On prend nos responsabilités »

Face aux critiques relayées par l’Ordre des médecins, Doctolib avait dans un premier temps suspendu une quinzaine de comptes et « renforcé ses procédures de vérification » - rendant notamment impossible la prise de rendez-vous avant le contrôle effectif du droit d’exercer. Après « six semaines de consultations » avec les ordres de santé, syndicats de soignants, associations de patients etc., le couperet est donc tombé. Même si « les activités de bien-être ont leur place et sont légales », elles ne sont « pas encadrées » et il n’existe « aucun moyen de vérifier le niveau de qualification » de ceux qui les pratiquent, explique le responsable de la plateforme.

« On prend nos responsabilités », ajoute le patron de Doctolib, reconnaissant les « attentes légitimes » autour de son groupe, « devenu un tiers de confiance dans le secteur de la santé », avec 170.000 soignants abonnés à ses services en France. Quitte à renoncer dans l’immédiat à plusieurs millions d’euros de revenus - à raison de 100 euros par professionnel et par mois –, car « c’est cette confiance qui fera la différence sur le long terme ».