Epidémie de grippe : Alain Fischer encourage les Français à se faire vacciner au plus vite

AVERTISSEMENT Les publics fragiles, les seniors et les femmes enceintes sont invités à se faire vacciner rapidement, alors que l'épidémie de Covid-19 reprend en parallèle

20 Minutes avec agence
Alain Fischer veut encourager le plus de Français possible, surtout les plus fragiles, à se faire vacciner contre la grippe saisonnière.
Alain Fischer veut encourager le plus de Français possible, surtout les plus fragiles, à se faire vacciner contre la grippe saisonnière. — RETMEN/SIPA

Alors que la huitième vague de Covid-19 commence à poindre le bout de son nez, l’automne risque également de voir revenir la grippe. Une situation qui inquiète le professeur d’immunologie Alain Fischer, qui tient à alerter la population sur un risque de double épidémie.


Dans une interview accordée au Parisien ce mercredi, il exprime ses craintes quant à un retour virulent de la grippe saisonnière. Selon lui, après deux ans de gestes barrière, de port du masque et de vaccination contre le coronavirus, les Français en ont « ras-le-bol » des contraintes sanitaires. Mais un relâchement serait dangereux pour tout le monde.


Ne pas forcément attendre la double injection

« Le danger [de la grippe] n’est pas bien perçu », regrette l’ancien président du Conseil d’orientation de la stratégie vaccinale. « Mais la réalité des risques nous oblige à essayer vigoureusement de convaincre les personnes âgées, fragiles, et les femmes enceintes de se faire vacciner. »


Selon lui, la Haute Autorité de santé ne devrait pas inciter la population à se faire vacciner le même jour contre la grippe et le Covid-19, au risque de perdre du temps. En effet, seuls 40 % des personnes éligibles ont reçu la quatrième dose du vaccin contre le Covid-19, notamment car certains guettent la sortie du vaccin bivalent (qui cible aussi le variant Omicron).




« Je pense qu’il ne faut pas attendre, surtout si on est dans le public dit fragile », estime-t-il. « Nous ne sommes pas à l’abri de l’émergence d’un nouveau variant, plus virulent. Or, une cohabitation Covid-grippe, cela n’a rien de réjouissant. »