Le cerveau et l'intérieur d'un crane visualisés grâce à l'imagerie par résonnance magnétique.
Le cerveau et l'intérieur d'un crane visualisés grâce à l'imagerie par résonnance magnétique. — GOMBERGH/SIPA

SANTE

Le gouvernement s'attaque aux accidents vasculaires cérébraux

Les AVC touchent chaque année près de 130.000 personnes...

Première cause de handicap acquis chez l’adulte, l’accident vasculaire cérébral (AVC) va faire l’objet d’un plan national d'actions, présenté la semaine dernière en Conseil des ministres, afin de «réduire la fréquence et la gravité des séquelles» liés à cette pathologie.


134 millions d’euros entre 2010 et 2014

Ce sont près de 134 millions d'euros qui seront ainsi mobilisés sur la période 2010-2014. Les principaux objectifs? Améliorer la prévention et l'information de la population, mettre en oeuvre des filières de prise en charge adaptées, assurer la formation des professionnels, promouvoir la recherche et veiller aux équilibres démographiques.

L'AVC est une affection du cerveau d’origine vasculaire qui se caractérise notamment par un malaise accompagné de troubles de la parole et d’une paralysie de certains membres. Il frappe chaque année près de 130.000 personnes et plus de 400.000 personnes vivent en France avec les séquelles d'un AVC, selon le ministère de la Santé.

Campagnes d’information et développement d’unités neuro-vasculaires

Des campagnes d'information sont ainsi prévues pour favoriser la reconnaissance des signes d'AVC et informer sur ce qu'il faut faire. L'AVC est en effet une urgence, au même titre que l'infarctus du myocarde, mais aujourd'hui moins de la moitié des patients sont régulés par le Centre 15, avec pour conséquence une perte de temps et de chance.

>> Pour savoir comment détecter les premiers signes d'un AVC, c'est par ici

Le développement des Unités neuro-vasculaires (UNV) sera également poursuivi, pour atteindre 140 unités d'ici fin 2011, contre 87 actuellement. Ces unités spécialisées sont les plus à même de prendre en charge rapidement et efficacement les victimes d'AVC.