Les études des généralistes allongées d’un an, en priorité dans les déserts médicaux

MESURE Le budget de la Sécurité sociale pour 2023 comprendra une mesure pour allonger d’un an les études des futurs médecins généralistes, incités à terminer leur cursus dans les déserts médicaux

20 Minutes avec AFP
Un médecin généraliste consulte un patient dans son cabinet (photo d'illustration)
Un médecin généraliste consulte un patient dans son cabinet (photo d'illustration) — Reportages

« Compte tenu de la démographie médicale et de la répartition des professionnels sur le territoire, cette année de consolidation aura vocation à se dérouler en priorité en zone sous-dense », écrivent les ministres de la Santé François Braun et de l’Enseignement supérieur Sylvie Retailleau dans une lettre de mission adressée à quatre praticiens chargés de mener la concertation sur le projet.

« L’ajout de cette phase de consolidation au diplôme d’études spécialisées de médecine générale, qui serait exercée exclusivement en pratique ambulatoire, viserait à compléter la formation, ainsi alignée sur les autres diplômes d’études spécialisées », expliquent les ministres rappelant une promesse du candidat Macron.

Réforme qui entrera en vigueur en 2023

Le président de la République avait en effet promis durant sa campagne de « déployer la quatrième année d’internat pour les médecins généralistes dans les zones rurales », moyen parmi d’autres d’envoyer « un renfort massif dans les déserts médicaux ».

Incluse dans le projet de loi de financement de la Sécurité sociale présenté lundi en Conseil des ministres, cette réforme devrait « entrer en vigueur à la rentrée universitaire 2023 », précisent les deux ministres.

L’objectif affiché est aussi d' « armer les jeunes médecins généralistes en prévision d’une installation rapide », quand beaucoup privilégient aujourd’hui le statut de remplaçant.