Grippe A(H1N1): des experts de l'OMS démentent toute pression de la part des laboratoires pharmaceutiques

SANTE L'OMS est accusé d’avoir exagéré la menace...

Avec agence

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A l'Hôtel-Dieu, on vérifie, par prélèvement, la présence de grippe A chez un malade.
A l'Hôtel-Dieu, on vérifie, par prélèvement, la présence de grippe A chez un malade. — J.-S. EVRARD / 20 MINUTES

Après avoir accusé Twitter d'avoir semé la confusion, l'OMS revendique son indépendance. Des experts ayant joué un rôle central dans la gestion par l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) de la grippe pandémique A(H1N1) ont démenti mercredi à Genève avoir formulé leurs recommandations sous l'influence des laboratoires pharmaceutiques.

David Salisbury, président du Groupe de conseil stratégique sur la vaccination (SAGE), a avancé que les scientifiques conseillant l'OMS sur la grippe avaient pris «méticuleusement soin» d'éviter tout conflit d'intérêt et de maintenir leurs distances avec le secteur pharmaceutique. Le comité SAGE avait remis au printemps 2009 à la directrice générale de l'OMS, Margaret Chan, ses instructions techniques sur l'opportunité de produire un vaccin contre le virus, la date à laquelle la fabrication devait commencer et en quelles quantités.

Déclaration indiquant qu'ils n'avaient pas travaillé avec les entreprises en question

David Salisbury a rappelé que chaque expert siégeant dans le groupe avait dû remplir une déclaration assurant qu'il n'avait pas travaillé pour des entreprises ou institutions pouvant influencer son travail, devant un comité d'experts chargé d'évaluer la gestion internationale de la première pandémie du XXIe siècle.

L'OMS est accusée, notamment par des parlementaires du Conseil de l'Europe, d'avoir exagéré la menace sous l'influence des laboratoires pharmaceutiques, ce qui aurait poussé les gouvernements à acheter bien plus de vaccins que nécessaire.